Fermeture du guichet électronique TWERES pour les procédures de recours contre la taxe sur les résidences secondaires à La Panne, Knokke-Heist et Koksijde

Le conseil d’administration de l’ASBL TWERES a décidé de mettre fin, à compter de 2026, à son « action contre la taxe communale » et de ne plus faciliter, via un guichet électronique, les procédures de recours individuelles contre la taxe communale sur les résidences secondaires à La Panne, Knokke-Heist et Koksijde.

TWERES a facilité et soutenu ces procédures car la jurisprudence de la Cour d’appel de Gand a à plusieurs reprises jugé cette taxe illégale en raison de la violation du principe constitutionnel d’égalité et de l’interdiction de discrimination. La jurisprudence s’appuyait principalement sur le constat que les résidents permanents de La Panne, Knokke-Heist et Koksijde étaient exonérés de l’impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques.

Les conseils communaux de La Panne et de Koksijde ont décidé en décembre 2025 qu’à compter du 1er janvier 2026, les résidents permanents de ces communes devront s’acquitter d’un impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques de 5 %. En conséquence, la jurisprudence ne considérera plus l’impôt sur les résidences secondaires, même s’il est considérablement augmenté à La Panne (progressif jusqu’à 1 266 EUR pour l’année d’imposition 2031), comme contraire au principe d’égalité et à l’interdiction de discrimination. Les chances de succès final d’une procédure judiciaire sont donc devenues très minimes.

Contrairement à La Panne et à Koksijde, le conseil communal de Knokke-Heist a décidé de maintenir le taux zéro en matière d’impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques pour les résidents permanents. De plus, l’impôt sur les résidences secondaires est augmenté de 22 %. Néanmoins, TWERES ne soutiendra plus non plus de procédures de recours individuelles pour cette commune. Les chances de succès d’une procédure judiciaire sont également bien plus faibles pour cette commune depuis que la Cour de cassation a jugé, le 15 janvier 2026, que le prélèvement d’une taxe sur les résidences secondaires en tant que « taxe de luxe » ne pouvait pas être considéré d’emblée comme déraisonnable. Pour l’instant, il vaut donc mieux attendre de voir comment la jurisprudence évoluera sur ce point.

Au lieu de soutenir des recours individuels, TWERES contestera toutefois les nouveaux règlements fiscaux de La Panne, Knokke-Heist et Koksijde devant le Conseil d’État. Cette procédure a été engagée récemment et durera probablement un an et demi.

Si vous recevez donc dans les semaines et les mois à venir votre avis d’imposition pour la taxe sur votre résidence secondaire pour l’année d’imposition 2026, ne l’envoyez surtout plus à info@tweres.be.

Notre action relative à la taxe communale est désormais suspendue et a été retirée du site web. Dans l’attente du résultat des procédures devant le Conseil d’État, nous vous conseillons de payer – pour l’instant – la taxe demandée.

Vous pouvez bien sûr envoyer vous-même un recours individuel à la commune et, en cas de rejet de celui-ci, engager vous-même une procédure judiciaire avec un avocat de votre choix.

Il va également de soi que TWERES continuera à suivre pour ses membres les procédures en cours contre la taxe communale sur les résidences secondaires dans les trois communes concernées. Pour connaître l’issue finale de ces procédures, il faudra attendre les conséquences que la Cour d’appel d’Anvers donnera aux arrêts de cassation du 15 janvier 2026.

TWERES souhaite contester devant le Conseil d’État les règlements communaux relatifs à la taxe sur les résidences secondaires dans les communes côtières

L’initiative de TWERES concerne dans un premier temps trois communes côtières : La Panne, Koksijde et Ostende. Dans ces trois communes, un nouveau règlement fiscal relatif à la taxe sur les résidences secondaires a été promulgué à la mi-décembre 2025. Le délai pour introduire un recours contre ces règlements communaux auprès du Conseil d’État est de 60 jours et expire à la mi-février 2026.

Il sera demandé au Conseil d’État d’annuler ces règlements. À cette fin, l’avocat avec lequel TWERES collabore (Me Engelen, Antaxius-Anvers) présentera un certain nombre d’arguments juridiques. La procédure dure généralement entre un an et demi et deux ans. Si la demande est acceptée, les communes concernées devront rembourser à tous les contribuables les impôts qu’elles ont perçus à partir du 1er janvier 2026 sur la base du règlement annulé. Cela a récemment été le cas, par exemple, pour la taxe provinciale en Flandre occidentale.

TWERES souhaite prendre en charge les frais de procédure devant le Conseil d’État et ne peut pas agir elle-même en tant que partie au procès.

Afin de rendre cette initiative financièrement possible, une collecte est organisée. Les personnes favorables à cette initiative peuvent verser un don de 20 euros, 50 euros ou plus sur le compte bancaire de l’asbl TWERES : BE05 7360 7116 0375, en mentionnant « Action Conseil d’État ».

TWERES ne peut pas non plus agir en tant que partie au procès. Pour cela, nous avons besoin d’au moins cinq propriétaires de résidences secondaires dans chacune des quatre communes qui sont prêts à apposer leur nom sur la requête. L’association invite donc ses membres et les non-membres à se manifester par e-mail info@tweres.be ou au numéro de portable de TWERES : 0485 169 145. Nous soulignons que les propriétaires qui souhaitent apposer leur nom sur la requête ne courent aucun risque juridique ou financier.

TWERES recherche également dans les quatre communes côtières des résidents permanents qui louent une ou plusieurs habitations à des résidents secondaires.

Afin de pouvoir engager les procédures devant le Conseil d’État dans les délais impartis, il faut agir très rapidement. Nous vous invitons donc à vous joindre rapidement à l’action, par le biais d’un soutien financier ou en tant que partie potentielle au procès. Date limite : 5 février 2026. Sans votre soutien, nous ne pouvons pas y arriver.

Arrêts de cassation concernant Knokke et Koksijde : quelles sont les conséquences ?

Entre-temps, nous avons pu prendre connaissance des arrêts rendus par la Cour de cassation le 15 janvier 2026. La Cour annule deux arrêts rendus par la Cour d’appel de Gand respectivement le 2 mai 2023 (dans l’affaire Knokke-Heist contre A.J.L. contre Knokke-Heist) et le 6 février 2024 (dans l’affaire Koksijde contre H.V et S.S). Les deux affaires concernent des procédures de recours introduites par des propriétaires contre la taxe communale de l’année d’imposition 2020 sur leur résidence secondaire dans ces communes. Dans les procédures en cassation concernant la taxe communale sur les « résidences touristiques » (résidences secondaires dans des parcs de loisirs) à Koksijde, la décision de la Cour de cassation est toujours attendue.

Pourquoi les arrêts de la Cour d’appel ont-ils été cassés ?

Dans les deux arrêts du 15 janvier, la Cour de cassation annule les deux arrêts du juge d’appel pour la même raison. Selon la Cour, la Cour d’appel a considéré, sans justification valable, que l’imposition d’une taxe aux propriétaires de résidences secondaires était contraire au principe d’égalité lorsque cette taxe était motivée par une « taxe sur le luxe ». Selon les juges de cassation, la cour d’appel ne pouvait pas parvenir à cette conclusion sur la seule base du motif qu’il « est déraisonnable de supposer qu’un bien immobilier non inscrit au registre de la population est en règle générale une résidence secondaire et que les contribuables sont donc en règle générale des personnes disposant de moyens suffisants ».

La Cour de cassation estime donc que, d’une manière générale, un bien immobilier qui n’est pas occupé par des résidents permanents dans les communes concernées appartient à une personne disposant de moyens suffisants, qui est donc passible d’un impôt sur la richesse. Le principe d’égalité n’est donc pas violé, car seuls ces contribuables disposent de cette richesse.

Il existe bien sûr encore une inégalité entre les propriétaires de biens immobiliers loués à des résidents permanents et les propriétaires qui louent à des « résidents secondaires ». Ce raisonnement n’est toutefois pas développé dans les arrêts cassés.

Conséquence immédiate pour les propriétaires concernés

La conséquence immédiate de l’annulation des deux arrêts est le renvoi devant la Cour d’appel d’Anvers. Les deux dossiers y seront réexaminés au fond. Cela peut prendre plusieurs années et la décision finale doit être attendue par les résidents secondaires concernés (à savoir AJL. et HV-SS).

Conséquences pour les procédures en cours

Pour les procédures en cours (probablement plus de deux mille), une distinction doit être faite. Concernant la taxe communale à Knokke, la Cour d’appel de Gand a déjà rendu plusieurs arrêts identiques à l’arrêt qui vient d’être annulé. On peut s’attendre à ce que la commune introduise également un pourvoi en cassation dans ces dossiers, de sorte que ces affaires seront finalement également traitées à Anvers.

Pour les procédures en cours qui n’ont pas encore fait l’objet d’un arrêt définitif de la Cour d’appel (la grande majorité), on s’attend à ce qu’elles soient renvoyées au rôle général, c’est-à-dire reportées au moins jusqu’à ce que la Cour d’appel d’Anvers ait rendu son arrêt. L’attitude que prendra le tribunal de première instance de Bruges est incertaine (report, maintien de la jurisprudence actuelle en faveur des résidents secondaires ou adaptation de la jurisprudence à la suite des récents arrêts de cassation).

Ce dernier cas s’applique aux procédures en cours à Knokke-Heist et Koksijde. La situation est différente pour La Panne, car aucun pourvoi en cassation n’a encore été introduit contre les arrêts de la Cour d’appel concernant la taxe communale dans cette commune.

Qu’en est-il des nouveaux règlements ?

Pour l’avenir, il convient d’examiner les nouveaux règlements fiscaux communaux qui s’appliqueront à partir de 2026. Ces règlements ont déjà été promulgués par La Panne et Koksijde (le 17 décembre 2025), mais pas encore par Knokke-Heist. Comme on le sait, La Panne et Coxyde introduiront à partir de 2026 un impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques de 5 %, mais l’impôt sur les résidences secondaires sera simultanément augmenté. On examine actuellement si une requête peut être introduite avec succès auprès du Conseil d’État contre ces règlements communaux (ainsi que contre ceux de Blankenberge et d’Ostende).

Nous vous tiendrons informés de la suite.

La Cour de cassation annule les arrêts de la Cour d’appel concernant la taxe de résidence secondaire à Knokke et Koksijde

Moins bonne nouvelle. Nous apprenons que, lors de l’audience du 15 janvier 2026, la Cour de cassation a annulé les arrêts de la Cour d’appel dans lesquels celle-ci jugeait que la taxe communale sur les résidences secondaires à Knokke-Heist et Koksijde était contraire au principe d’égalité. Au début du mois de décembre, l’avocat général avait déjà émis un avis en ce sens et l’annulation était plus ou moins prévisible. Dans son avis, l’avocat général a écrit que la Cour d’appel ne pouvait pas juger qu’une « taxe de luxe » sur les résidences secondaires était « déraisonnable ».
La conséquence des arrêts de cassation est que les affaires concernées doivent être réexaminées, cette fois par la Cour d’appel d’Anvers. Ces procédures pourraient encore durer plusieurs années.
En attendant, il faut attendre de voir comment la Cour d’appel de Gand et le juge de première instance de Bruges vont réagir dans les procédures en cours. Il n’est pas impossible qu’ils adaptent leur jurisprudence, mais cela n’est pas certain, pas plus que la manière dont ils le feront éventuellement.
Nous allons en tout cas consulter les avocats afin de déterminer les mesures qu’il convient de prendre de notre côté, en particulier dans les procédures en cours.

La Panne et Coxyde augmenteront la taxe communale à 5 % – TWERES attend les détails.

L’ASBL TWERES prend acte de la communication du bourgmestre de La Panne du 28 novembre 2025, dans laquelle il annonce que l’impôt complémentaire des personnes physiques (APB) passera de 0 % à 5 % à partir de l’année d’imposition 2026. Une proposition similaire est également à l’étude à Koksijde. Les deux communes reviennent ainsi à une situation dans laquelle les résidents permanents contribuent à nouveau via l’APB, comme c’est le cas dans la majorité des communes flamandes.

Un pas vers un meilleur équilibre fiscal

TWERES estime que la suppression du taux zéro pour les résidents permanents est en soi juste. La situation dans laquelle les résidents permanents ne payaient pas d’impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques pendant des années, alors que les propriétaires de résidences secondaires étaient soumis à une lourde imposition, s’écartait de ce qui est courant en Flandre. La réintroduction de l’APB peut donc être considérée comme un pas vers un meilleur équilibre fiscal.

L’incertitude demeure quant à l’augmentation annoncée de la taxe sur les résidences secondaires

Dans la même communication, le bourgmestre de La Panne a toutefois annoncé que la taxe sur les résidences secondaires serait augmentée. Cette question fait également l’objet de discussions à Coxyde.

Les mesures concrètes que cela impliquera ne sont pas encore connues. TWERES attend donc la publication des nouveaux règlements fiscaux pour évaluer l’impact exact pour les propriétaires de résidences secondaires.

Procédures judiciaires : plus de 1 600 procédures en cours via TWERES

Depuis 2020, plus de 300 propriétaires de résidences secondaires ont intenté chaque année une action en justice via TWERES contre les règlements fiscaux communaux de La Panne, Koksijde et Knokke-Heist.

Le nombre total de procédures en cours s’élève désormais à plus de 1 600, rien que pour les dossiers introduits via TWERES.

Les procédures sont souvent longues, car les communes côtières concernées épuisent tous les recours juridiques, jusqu’à la Cour de cassation. De ce fait, de nombreux dossiers restent en suspens pendant des années et les propriétaires de résidences secondaires sont confrontés à une grande insécurité juridique.

TWERES examine les nouveaux règlements avant de recommander d’autres mesures

Compte tenu de la jurisprudence récente, dans laquelle plusieurs tribunaux ont systématiquement jugé que la taxe existante sur les résidences secondaires était contraire au principe d’égalité, il est essentiel d’examiner si un nouveau régime fiscal ou un régime fiscal plus élevé est juridiquement valable.

TWERES analysera en profondeur les nouvelles réglementations de La Panne et de Coxyde dès leur publication officielle. Ce n’est que sur la base de cette évaluation juridique qu’il sera décidé s’il est judicieux pour les propriétaires de résidences secondaires d’engager de nouvelles procédures et si de telles démarches ont de réelles chances d’aboutir.

En conclusion

TWERES continue de s’engager en faveur d’une fiscalité correcte, transparente et non discriminatoire sur la côte flamande. Dès que les nouvelles réglementations seront disponibles, TWERES en informera ses membres et le grand public.

De Panne et Koksijde fixeront la taxe communale pour les résidents permanents à 5 % à partir de l’année d’imposition 2026

Le bourgmestre de La Panne a envoyé aujourd’hui, 28 novembre, une lettre aux résidents permanents de sa commune dans laquelle il annonce un changement radical de la politique fiscale communale. Il écrit :

« Cher habitant,

Depuis 2008, vous et moi ne payons plus d’impôt supplémentaire sur le revenu des personnes physiques (APB), alors que les habitants de presque toutes les autres communes flamandes paient entre 5 et 9 % d’impôt communal. 

À la place, une taxe sur les résidences secondaires plus élevée a été introduite en 2008. Cependant, un petit groupe de résidents secondaires n’est pas d’accord avec cette mesure et saisit chaque année la justice. Leur principal argument est que le principe d’égalité est violé.

Malheureusement, les juges commencent à statuer en notre défaveur et nous risquons donc de perdre un futur procès contre notre règlement fiscal. La solution consiste à aligner les impôts des résidents et des résidents secondaires.

Le 15 décembre, nous devons soumettre le nouveau règlement fiscal au conseil communal, ce qui est obligatoire. Il stipulera que nous percevons 5 % d’impôt complémentaire sur le revenu des personnes physiques, à l’instar de la taxe sur les résidences secondaires.

Non pas parce que nous le souhaitons – bien au contraire – mais parce que nous n’avons pas d’autre choix. Si nous ne le faisons pas, nous risquons en effet de perdre les procès intentés contre le règlement et nous pourrions devoir rembourser des dizaines de millions d’euros.

La province de Flandre occidentale a récemment perdu un procès contre son règlement fiscal et rembourse actuellement 36 millions d’euros aux propriétaires de résidences secondaires.

Il est impossible pour La Panne de payer de telles sommes : la commune ne dispose pas d’une réserve financière de cette ampleur, et même si c’était le cas, nous préférerions l’utiliser à d’autres fins.

En tant que bon père de famille, nous ne pouvons donc pas prendre ce risque. Nous devons veiller à pouvoir continuer à payer tous les salaires et toutes les dépenses, et à fournir nos services. Sans incertitude financière.

C’est pourquoi nous réintroduisons un impôt complémentaire de 5 % sur le revenu des personnes physiques et augmentons la taxe sur les résidences secondaires. Le principe d’égalité est ainsi respecté sans aucun doute. Désormais, tout le monde contribue de manière égale à notre commune. »

Plus loin dans la lettre, le bourgmestre écrit que la même proposition est également à l’étude à Coxyde.

« Au cours des derniers mois, j’ai discuté intensivement de ce dossier avec le bourgmestre Sander Loones de Koksijde, car nous sommes confrontés au même problème. Après avoir reçu les avis juridiques des experts, nous sommes arrivés à la même conclusion et nous soumettrons donc cette proposition simultanément au conseil communal. »

L’augmentation de la TVA sur les campings touche précisément les plus démunis.

Lundi matin, le gouvernement fédéral a conclu un accord budgétaire. Il a notamment été décidé d’augmenter le taux de TVA pour les campings, le faisant passer de 6 % à 12 %. Pour nos membres, propriétaires de caravanes résidentielles et de chalets qui louent un emplacement à l’année, cette mesure a des conséquences importantes et tangibles.

Un double impact :

La TVA est prélevée sur l’ensemble du forfait que les campeurs paient chaque année, c’est-à-dire sur les frais d’emplacement, la consommation d’eau, l’électricité, l’accès à Internet, le parking, le tarif pour les chiens, les frais administratifs, les taxes et redevances communales. Tous ces postes sont désormais soumis à une TVA de 12 %. Pour de nombreuses familles, cela représente une facture annuelle de 3 000 à 4 000 euros, soit une augmentation totale d’environ 5,66 %. Cela représente rapidement 200 à 250 euros supplémentaires par an.

Séjourner sur un camping n’est pas un luxe

Nos membres ne sont pas des touristes de luxe. La plupart de nos campeurs permanents choisissent une caravane ou un chalet parce que c’est l’une des dernières formes de logement de loisirs abordables. L’image stéréotypée du riche propriétaire d’une résidence secondaire est tout simplement fausse.

Les pays voisins taxent beaucoup moins leurs campeurs.

Avec ce nouveau tarif, la Belgique se place au-dessus de ses pays voisins :

  • – Pays-Bas : 9 % ;
  • – France : 10 % ;
  • – Allemagne : 0 % sur les emplacements à l’année (exonération), uniquement la consommation à 19 %.

Cette augmentation rend les campings belges plus chers et moins compétitifs que ceux situés juste de l’autre côté de la frontière.

Dans le même temps, le gouvernement augmente la taxe sur les vols de seulement 5 euros.

Il est remarquable que, dans le même accord budgétaire, il ait été décidé d’augmenter la taxe sur les voyages en avion de 5 à 10 euros.

Cette augmentation est de seulement 5 euros par billet d’avion, alors que les campeurs doivent faire face à des centaines d’euros supplémentaires sur leur facture annuelle.

Le message est clair : les vacances dans le pays sont fiscalement plus découragées que les vacances en avion à l’étranger.

Pour les familles aux moyens limités, c’est un signal pervers.

C’est une charge supplémentaire pour un groupe déjà vulnérable.

Cette mesure s’ajoute à la hausse des prix de l’énergie, à l’augmentation des taxes communales et à l’absence de protection claire pour les campeurs permanents. L’accessibilité financière des résidences secondaires est encore plus compromise.

De plus, ces familles se trouvent déjà dans une situation juridique très précaire en raison de l’absence de mesures gouvernementales adéquates contre les contrats de camping déséquilibrés (voir nos articles de blog sous la rubrique « campings »). Nous avons déjà soulevé ce problème auprès du ministre Rob Beenders, responsable de la protection des consommateurs, mais malheureusement sans résultat jusqu’à présent.

TWERES demande une concertation et des solutions socialement réalistes.

Nous appelons le gouvernement fédéral à :

  • – communiquer clairement sur l’application concrète de la mesure ;
  • – tenir compte de la vulnérabilité sociale des campeurs permanents ;
  • – réfléchir à une politique fiscale équilibrée qui ne pénalise pas les loisirs nationaux.

Conclusion

TWERES continuera de suivre la situation et de défendre l’accès à des loisirs abordables. Nous estimons que les vacances abordables dans notre propre pays devraient être une priorité politique et non une victime supplémentaire des mesures fiscales  pour résoudre le déficit  budgétaire de l’Etat belge.

 

Taxe provinciale sur les résidences secondaires en Flandre-Occidentale : remboursement partiel ou total ? À vous de choisir.

Les propriétaires de résidences secondaires dans la province de Flandre-Occidentale reçoivent actuellement une lettre de la province accompagnée d’un formulaire de remboursement partiel de la taxe provinciale sur les résidences secondaires.

Le gouvernement provincial ne propose que le remboursement partiel de ce qu’il appelle la “surtaxe”. Ceux qui estiment avoir droit au remboursement intégral doivent prendre eux-mêmes l’initiative et adresser une lettre recommandée à la province pour le demander.

Que s’est-il passé ?

Le Conseil d’État a annulé les règlements provinciaux relatifs à la taxe sur les résidences secondaires pour les années 2022, 2023 et 2024. Selon l’arrêt, cette taxe violait le principe d’égalité, car les propriétaires de résidences secondaires devaient payer environ trois fois plus que les habitants ayant leur résidence principale dans la province.

Une annulation par le Conseil d’État signifie que le règlement est réputé n’avoir jamais existé. La taxe a donc été prélevée sans base légale valable.

Que propose la province ?

La province reconnaît la décision du Conseil d’État, mais choisit de ne rembourser qu’une partie de la taxe. Elle estime devoir restituer uniquement la partie qui dépasse le montant payé par les habitants permanents.

En pratique, cela signifie que la province remboursera environ 271 euros par résidence secondaire, sans distinction entre ménages et personnes isolées.

Quelle est la position de TWERES ?

Selon TWERES asbl, la position juridique de la province est contestable. L’annulation du règlement par le Conseil d’État signifie qu’il n’a jamais eu de validité juridique. Sans base légale, la province ne peut retenir aucun montant, même partiel.

Pour imposer un montant inférieur, la province aurait dû adopter un nouveau règlement fiscal, ce qu’elle n’a pas fait. Les propriétaires peuvent donc faire valoir qu’ils ont droit au remboursement intégral de la taxe payée.

Quelles sont vos options ?

Vous avez deux possibilités :

1. Accepter le remboursement partiel
– Remplir le formulaire envoyé par la province.
– Recevoir automatiquement environ 271 euros.
– Éviter toute discussion supplémentaire.

2. Demander le remboursement intégral
– Envoyer une lettre recommandée à la province de Flandre-Occidentale en joignant le formulaire rempli que la province vous a envoyé, mais en supprimant le texte dans lequel vous acceptez le remboursement partiel.
– Dans cette lettre, demander le remboursement de la totalité de la taxe payée pour les années 2022, 2023 et 2024.
– Vous pouvez utiliser le modèle de lettre ci-dessous.
– ⚠️ Cette lettre doit être rédigée en néerlandais, la langue administrative de la province.

Modèle de lettre (à envoyer en néerlandais):

Aangetekend

Aan: Provincie West-Vlaanderen
t.a.v. de Dienst Financiën
Provinciehuis Boeverbos
Koning Leopold III laan 41
8200 Sint-Andries (Brugge)

Onderwerp: Terugbetaling provinciebelasting op tweede verblijven – aanslagjaren 2022-2023-2024

Geachte heer, mevrouw,

Ik verwijs naar uw brief van … oktober 2025 onder de titel “Provinciebelasting op tweede verblijven. Aanslagjaren 2022-2023-2024”.

Ik ben niet akkoord met uw voorstel tot gedeeltelijke terugbetaling van de “overbelasting” en vraag terugbetaling van het volledige bedrag van de onrechtmatig geïnde belasting.

De inhouding van een deel van laatstgenoemd bedrag voor de aanslagjaren 2022-2023-2024 is namelijk niet gesteund op een geldige juridische grondslag, aangezien de provinciale reglementen waarop die inhouding zou steunen door de Raad van State nietig werden verklaard.

De voorgestelde inhouding van de onrechtmatig geïnde belasting is derhalve in strijd met artikel 170, § 3 van de Grondwet.

In bijlage stuur ik u het formulier terug met de gevraagde gegevens, met schrapping van de paragraaf betreffende de toestemming met de voorgestelde terugbetaling van de zogenaamde “overbelasting”.

Met vriendelijke groet,

(Naam, adres en handtekening)

Bijlage: ingevuld formulier van de provincie (met geschrapte paragraaf)

Quel est l’enjeu financier ?

La plupart des propriétaires de résidences secondaires ont payé 406 euros pour les trois années concernées :
– 129 € pour l’exercice 2022
– 132 € pour l’exercice 2023
– 145 € pour l’exercice 2024

La province ne propose de rembourser que 271 euros. En demandant le remboursement complet, vous pourriez récupérer 135 euros supplémentaires.

Une lettre recommandée coûte environ 8 euros. Le gain net potentiel est donc d’environ 127 euros.

En conclusion

TWERES asbl souhaite informer ses membres de manière complète et objective. Vous êtes libres d’accepter le remboursement partiel proposé par la province ou de demander le remboursement intégral. Nous ne recommandons donc pas de contester la décision de remboursement partiel. Dans ce cas, vous devrez en effet soumettre vous-même le litige au tribunal de première instance de Bruges dans un délai de trois mois. Vous devrez alors probablement vous attendre à une longue procédure, avec toutes les incertitudes et les frais que cela implique. Nous continuerons en tout cas à suivre le dossier et vous tiendrons informés des nouveaux développements par ce biais.

La commune de Koksijde se pourvoit à nouveau devant la Cour de cassation

Koksijde, le 11 juillet 2025 – La commune de Koksijde a introduit un pourvoi en cassation contre neuf arrêts de la Cour d’appel de Gand, qui ont jugé que la taxe communale sur les lieux de séjour touristiques – résidences secondaires situées dans des zones de loisirs telles que les parcs de vacances – était contraire au principe constitutionnel d’égalité.

Les propriétaires concernés avaient introduit en 2020, par l’intermédiaire de l’association TWERES, un recours contre un impôt s’élevant cette année-là à 999 euros. En février 2025, le juge d’appel leur a finalement donné raison. Cette semaine, Koksijde a envoyé à chacun d’entre eux un huissier de justice afin de leur signifier le pourvoi en cassation.

Selon TWERES, le pourvoi en cassation a peu de chances d’aboutir et vise principalement à gagner du temps et à décourager les propriétaires de résidences secondaires d’introduire des procédures de recours. Cette stratégie n’a toutefois guère de succès, car TWERES décharge tous les propriétaires concernés des frais de procédure et des démarches administratives, y compris dans la phase du pourvoi en cassation.

Entre-temps, une procédure de cassation est également en cours concernant la taxe communale sur les résidences secondaires dans les zones résidentielles. Une décision dans cette affaire est attendue pour fin 2025.  Si l’arrêt précédent est confirmé, Koksijde risque d’être condamnée dans plus de 1.500 procédures de recours en cours, avec remboursement de la taxe et des frais de justice pouvant s’élever à 2 000 euros par dossier.

Depuis 2020 plus d’un millier de procédures de recours ont déjà été introduites via TWERES contre la taxe sur les résidences secondaires et les lieux de séjour touristique dans la commune côtière. Depuis début 2024, Koksijde a déjà été condamnée dans des centaines de ces procédures par le tribunal de première instance de Bruges et attend l’examen en appel. Quelques centaines de procédures de recours similaires sont également en cours contre la taxe sur les résidences secondaires à Knokke-Heist et De Panne.

La fiscalité des résidences secondaires en France : ce que les Belges doivent savoir (2025)

La France reste une destination de choix pour les Belges qui souhaitent acquérir une résidence secondaire — de la Provence au littoral atlantique. Mais qui dit propriété dit aussi fiscalité. TWERES reçoit régulièrement des questions sur les aspects fiscaux d’une résidence secondaire en France. Cet article essaie de vous offrir un aperçu actualisé des taxes et impôts applicables à votre bien immobilier français, tant en France qu’en Belgique, avec un focus sur les écarts régionaux et la taxe sur la fortune immobilière.

1. Les taxes locales françaises : bien plus que quelques cartes postales

En tant que propriétaire d’un bien en France, vous êtes redevable de deux taxes locales principales :

Taxe foncière (taxe du propriétaire)

    • Calculée sur la base de la valeur locative cadastrale du bien, pondérée par des taux décidés localement.
    • Fortes disparités d’une commune à l’autre. Pour un appartement de 80 m² :
    • Paris : env. 2 800 €
    • Dordogne : env. 700 €

Taxe d’habitation (taxe de l’occupant, pour les résidences secondaires)

    • Abolie pour les résidences principales depuis 2023, mais toujours applicable aux résidences secondaires.
    • Dans les zones touristiques, la facture grimpe rapidement :
      • Biarritz : jusqu’à 1 700 €
      • Ariège : parfois moins de 400 €
    • Depuis 2024, les communes peuvent appliquer une majoration jusqu’à 60 % pour les résidences secondaires.

👉 Où consulter les taux :

  • Via votre espace personnel sur impots.gouv.fr
  • Sur les sites des mairies ou auprès des centres des finances publiques
  • Dans les documents fournis par le vendeur ou l’agence immobilière

 

2. L’impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Êtes-vous concerné ?

Oui, si vous possédez au 1er janvier un patrimoine immobilier net supérieur à 1 300 000 € en France — même si vous résidez en Belgique.

Biens pris en compte

  • Maisons, appartements, terrains, immeubles en construction
  • L’usufruitier est imposé comme plein propriétaire
  • Dettes déductibles : emprunts hypothécaires, travaux, sous certaines conditions (existants au 1er janvier)

Barème progressif

Valeur nette taxable Taux d’imposition
Jusqu’à 800 000 € 0 %
800 001 € – 1 300 000 € 0,5 %
1 300 001 € – 2 570 000 € 0,7 %
2 570 001 € – 5 000 000 € 1,0 %
5 000 001 € – 10 000 000 € 1,25 %
Au-delà de 10 000 000 € 1,5 %

📝 Déclaration à faire via impots.gouv.fr en parallèle de votre déclaration de revenus française.

🧠 Conseil : la détention en nue-propriété (avec démembrement) peut réduire l’IFI — seul l’usufruitier est imposable.

 

3. Le regard fiscal de la Belgique sur votre bien en France

Déclaration obligatoire

  • Chaque résident fiscal belge doit déclarer ses biens immobiliers situés à l’étranger.
  • Depuis 2021, un revenu cadastral fictif est calculé pour les biens en France.

Pas de double imposition, mais un effet de progressivité

Le revenu immobilier étranger n’est pas imposé directement en Belgique, mais il influence le taux d’imposition de vos autres revenus (comme votre pension). C’est le mécanisme de réserve de progressivité.

💡 Exemple : Avec une pension de 30 000 € et un bien déclaré équivalant à 3 000 € de revenu cadastral, l’administration fiscale calculera l’impôt comme si vous aviez gagné 33 000 €, ce qui peut entraîner un taux d’imposition plus élevé — même si seuls les 30 000 € sont effectivement taxés.

 

4. Où paie-t-on plus (ou moins) ?

Localité Taxe foncière (80 m²) Taxe d’habitation (80 m²) Remarque
Paris (75) 2 800 € 1 900 € Forte pression urbaine
Nice (06) 2 200 € 1 600 € Zone très touristique
Biarritz (64) 1 900 € 1 700 € Majorations pour rés. secondaires
Dordogne (24) 700 € 500 € Zone rurale plus abordable
Ariège (09) 500 € 350 € Très faible pression fiscale

📍 Astuce : demandez systématiquement les avis d’imposition des années précédentes lors d’un achat.

 

5. Conseils pratiques pour propriétaires belges

  • ✔️ Vérifiez chaque année si vous dépassez le seuil IFI
  • ✔️ Faites-vous accompagner par un notaire ou fiscaliste français, surtout en cas de vente ou de donation
  • ✔️ Choisissez votre localisation en tenant compte des écarts fiscaux
  • ✔️ N’oubliez pas de déclarer le bien en Belgique, même s’il est déjà taxé en France

 

Posséder une résidence en France, c’est savourer le meilleur des deux mondes… à condition d’en maîtriser les règles fiscales. Bien s’informer, c’est assurer sa tranquillité — sur la Côte d’Azur comme dans le Périgord.