TWERES répète à nouveau sa demande de qualifier un déplacement nécessaire vers une habitation à l’étranger comme un voyage essentiel

Le groupe d’intérêt TWERES demande une fois de plus aux ministres responsables de faire preuve de compréhension à l’égard des personnes qui souhaitent se rendre à leur habitation à l’étranger pour des travaux d’entretien ou de réparation urgents. En début de semaine, l’association a lancé une pétition sur son site Internet afin d’ajouter ces voyages nécessaires à la liste des voyages pour lesquels l’interdiction de voyager actuelle ne s’applique pas. En quelques jours, cette pétition a été signée par près de cinq mille propriétaires. Elle durera jusqu’à la fin de la semaine prochaine et sera remise au cabinet du Premier ministre De Croo le vendredi 20 mars. L’association compte sur de nombreux autres propriétaires d’une résidence secondaire à l’étranger pour soutenir la pétition d’ici là. TWERES exprime également son mécontentement face au refus du Conseil d’État de statuer sur la demande de quatre propriétaires qui souhaitaient se rendre à l’étranger pour des raisons urgentes.

TWERES appelle à la compréhension de sa position selon laquelle les voyages nécessaires des propriétaires à leur habitation à l’étranger pour effectuer des réparations ou des travaux d’entretien urgents devraient être qualifiés de “voyages essentiels”. L’association souligne qu’elle ne veut pas faire pression pour une levée complète des restrictions de voyage et qu’elle ne considère pas sa demande comme l’une des nombreuses demandes d’assouplissement des mesures relatives au couronnement. Il s’agit plutôt de corriger la liste des “voyages essentiels” auxquels l’interdiction stricte de voyager ne s’applique pas, en vue de parvenir à une plus grande équité et à un meilleur équilibre en son sein. Selon elle, il est tout aussi essentiel de procéder à des travaux d’entretien urgents pour éviter que les maisons ne subissent de nouveaux dommages que de s’occuper des animaux ou de faire réparer les véhicules.

“Nous espérons que les responsables politiques comprendront enfin à quel point le risque de contamination est faible lorsqu’une personne conduit sa voiture de son domicile à l’étranger, sans pratiquement aucun contact avec des tiers”, explique Nicole, qui coordonne les activités de TWERES. Comme nous sommes mis dans le même panier que d’autres demandes de “servitudes”, nous avons décidé d’attirer à nouveau l’attention sur notre question. Espérons que les gens commenceront à comprendre ce que l’on ressent lorsqu’on doit laisser une propriété à l’étranger sans surveillance pendant une longue période.”

“Nous attirons également l’attention sur le problème des personnes dont les bateaux sont amarrés de l’autre côté de la frontière belge. Notre association reçoit de nombreux messages de propriétaires dont le bateau est amarré sur le Veerse Meer ou ailleurs à l’étranger. Ils sont inquiets de savoir comment ils vont retrouver leur bateau après tant de mois. Les ministres doivent savoir qu’un bateau nécessite un entretien régulier et ne peut pas être laissé dans un port étranger pendant de nombreux mois sans risque d’avarie”, explique la coordinatrice de TWERES.

L’association, ainsi que quatre propriétaires, avaient déjà adressé une requête au Conseil d’État, mais celle-ci a été rejetée pour absence d’urgence. “Maintenant que le Conseil d’État refuse lui aussi d’écouter nos arguments, nous ne pouvons que nous tourner vers le roi“, soupire Nicole. Elle fait également référence à l’opinion que le professeur de droit constitutionnel Hendrik Vuye, a publié dans l’hebdomadaire flamand Knack. Dans cette article, les deux académiciens se réfèrent à l’arrêt du Conseil sur la requête des résidents secondaires. “Il ne s’agit pas de vacanciers, mais de propriétaires qui souhaitent visiter leur bien, par exemple pour effectuer des travaux ou le préparer à la location plus tard dans l’année. Deux droits fondamentaux sont ici en jeu : le droit à la propriété et le droit à la libre circulation des personnes. Mais le Conseil d’État rejette à plusieurs reprises cette demande : il n’y a pas d’urgence ou de dommage grave et irréparable. En interprétant de manière aussi restrictive les conditions d’un arrêt de suspension, le Conseil d’État est un grand absent de la crise corona”. Et plus loin : “En attendant, les ministres peuvent bien pérorer que le Conseil d’État leur a donné raison. Ce n’est pas le cas, le Conseil n’a tout simplement pas procédé à un examen”.

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