DĂ©claration pour la dĂ©termination du revenu cadastral d’une rĂ©sidence secondaire Ă  l’Ă©tranger : le dĂ©lai expire le 31 dĂ©cembre 2021

La Cour europĂ©enne de justice a condamnĂ© la Belgique le 12 novembre 2020 parce que notre pays dĂ©terminait la base imposable des biens immobiliers Ă©trangers diffĂ©remment de celle des biens immobiliers nationaux. Pour ces derniers, la valeur cadastrale du bien constituait la base imposable, tandis que pour les biens situĂ©s Ă  l’Ă©tranger, la valeur locative rĂ©elle constituait la base. Selon la Cour, cela Ă©tait contraire aux règles europĂ©ennes sur la libre circulation des capitaux et des paiements (article 63 du TFUE). Le lĂ©gislateur belge s’est donc empressĂ© de modifier le Code des impĂ´ts. La valeur cadastrale sera Ă©galement la base d’imposition des biens immobiliers Ă  l’Ă©tranger Ă  partir de l’annĂ©e d’imposition 2022. Par consĂ©quent, les autoritĂ©s fiscales belges doivent Ă©videmment connaĂ®tre la valeur cadastrale de ce bien Ă©tranger.

Déclaration

Afin de dĂ©terminer le revenu cadastral des biens immobiliers Ă©trangers, l’administration fiscale doit demander certaines informations. Le modèle du formulaire de dĂ©claration pour l’Ă©tablissement d’un RC pour les biens immobiliers situĂ©s Ă  l’Ă©tranger (et des informations complĂ©mentaires) se trouve sur le site du SPF Finances : Revenu cadastral des biens immobiliers situĂ©s Ă  l’Ă©tranger.

La déclaration peut être faite :

  • en ligne via MyMinfin (Mon bien > Consulter les donnĂ©es de mon bien > DĂ©clarer un bien Ă  l’Ă©tranger). C’est le moyen le plus rapide et le plus simple.
  • en remplissant le formulaire de dĂ©claration et en l’envoyant par e-mail Ă  foreigncad@minfin.fed.be ou par courrier.

Ceux qui ne respectent pas cette obligation de dĂ©claration s’exposent Ă  des amendes administratives allant de 250,00 € Ă  3 000,00 €.

Procédure

Dans le courant du mois de juin, les autoritĂ©s fiscales ont envoyĂ© un formulaire de dĂ©claration Ă  environ 170 000 contribuables qui, au cours des annĂ©es d’imposition prĂ©cĂ©dentes, ont indiquĂ© le loyer (la valeur) de leur propriĂ©tĂ© Ă©trangère dans la dĂ©claration d’impĂ´t sur le revenu des personnes physiques. Ceux qui ne sont devenus propriĂ©taires de biens immobiliers Ă©trangers qu’en 2020 ont dĂ» le mentionner dans leur dĂ©claration d’impĂ´t sur le revenu des personnes physiques en 2021. Ces propriĂ©taires ont ensuite Ă©galement reçu leur formulaire de dĂ©claration en septembre ou octobre. Quiconque a acquis un bien immobilier Ă©tranger en janvier ou fĂ©vrier 2021 avait, en principe, jusqu’Ă  la fin du mois de juin pour dĂ©poser la dĂ©claration. Pour les achats ultĂ©rieurs, il faut faire une dĂ©claration spontanĂ©e dans les 4 mois qui suivent l’achat.

Les informations sur la base desquelles la valeur cadastrale du bien est calculĂ©e sont donc demandĂ©es par l’administration fiscale via un formulaire de dĂ©claration. Ceux qui ont activĂ© leur « eBox » recevront le formulaire sous forme numĂ©rique. Sinon, il est envoyĂ© par courrier ordinaire. Le formulaire de dĂ©claration complĂ©tĂ© doit ĂŞtre retournĂ© aux autoritĂ©s fiscales avant le 31 dĂ©cembre 2021.

Dès rĂ©ception de la dĂ©claration, l’administration fiscale dĂ©terminera un RC pour chaque bien et le notifiera par lettre recommandĂ©e. Le contribuable a la possibilitĂ© de s’opposer au revenu cadastral notifiĂ© dans un dĂ©lai de 2 mois.

Le nouveau revenu cadastral de vos biens situĂ©s Ă  l’Ă©tranger servira Ă  dĂ©terminer le revenu des biens Ă©trangers Ă  partir de la dĂ©claration de revenus de l’annĂ©e d’imposition 2022.

Sur le statut juridique des caravanes résidentielles sur les terrains de camping belges

Le statut juridique des caravanes résidentielles installées sur des terrains de campings en Belgique est assez compliqué, même pour les juristes chevronnés,

Tout d’abord, il y a longtemps eu une incertitude quant Ă  savoir si une caravane rĂ©sidentielle est un bien meuble ou un bien immeuble. Les biens mobiliers sont, en principe, des biens que l’on peut facilement dĂ©placer, comme une voiture, un camping-car, une tente ou une caravane mobile tirĂ©e par une voiture. Les biens immeubles sont, par exemple, des bâtiments ou des terrains ou d’autres choses qui sont liĂ©s de façon permanente au sol d’une manière ou d’une autre. Il peut Ă©galement s’agir de biens immeubles « par destination », tels qu’une chaudière dans le garage ou des panneaux solaires sur le toit. Un panneau solaire peut ĂŞtre dĂ©vissĂ© et dĂ©placĂ©, mais il est en dĂ©finitive « destiné » Ă  rester sur le toit. Il est donc considĂ©rĂ© comme faisant partie de la maison sur laquelle il est installĂ© et donc « immeuble par destination ».

Les caravanes rĂ©sidentielles qui sont posĂ©es sur un sol en bĂ©ton et raccordĂ©es aux rĂ©seaux d’Ă©lectricitĂ©, d’eau et d’Ă©gouts, et autour desquelles une terrasse est souvent construite, sont actuellement considĂ©rĂ©es par la jurisprudence belge comme des biens immeubles par nature, au mĂŞme titre qu’un bâtiment. Des litiges Ă  ce sujet ont Ă©tĂ© portĂ©s devant les tribunaux par des propriĂ©taires de campings dans le cadre de l’impĂ´t foncier. En fin de compte, les tribunaux ont dĂ©cidĂ© qu’un site sur lequel sont installĂ©es des caravanes rĂ©sidentielles est considĂ©rĂ© comme une propriĂ©tĂ© bâtie. (Voir l’arrĂŞt de la cour d’appel de Gand, onzième chambre, du 16 mars 2000). Quiconque est propriĂ©taire d’un terrain avec une caravane rĂ©sidentielle doit donc tenir compte du fait que le revenu cadastral est calculĂ© sur la base des deux.

Cependant, la plupart des caravanes rĂ©sidentielles sont situĂ©es sur un terrain appartenant Ă  quelqu’un d’autre, par exemple, un exploitant de camping. Le propriĂ©taire du terrain n’est donc pas le mĂŞme que le propriĂ©taire des biens immobiliers qui s’y trouvent. Dans notre système juridique, cela s’appelle « droit de superficie ». La loi dĂ©finit ce concept comme suit : « Le droit de superficie est un droit rĂ©el qui constitue d’avoir des bâtiments, ouvrages ou plantations en tout ou partie, sur, au-dessus ou en-dessous du fonds d’autrui. »

Le fait que le propriĂ©taire d’une caravane rĂ©sidentielle ait un droit de superficie est important car il s’agit d’une exception Ă  la règle gĂ©nĂ©rale d’accession. Cette règle de notre Code civil stipule que celui qui est propriĂ©taire du terrain, sauf exception, est Ă©galement propriĂ©taire de ce qui s’y trouve. Toutefois, dans le cas d’une caravane rĂ©sidentielle qui n’appartient pas Ă  l’exploitant du camping, on suppose que le droit d’accession a Ă©tĂ© abandonnĂ©. Le propriĂ©taire du camping ne paie donc pas de taxe foncière sur les caravanes rĂ©sidentielles qui se trouvent sur son site, mais dont il est certain qu’il n’en est pas le propriĂ©taire.

Le propriĂ©taire d’une caravane rĂ©sidentielle installĂ©e sur un terrain dont il n’est pas lui-mĂŞme le propriĂ©taire doit-il alors payer lui-mĂŞme la taxe foncière? Heureusement, ce n’est pas le cas. Une caravane rĂ©sidentielle n’est pas soumise Ă  la taxe foncière sĂ©parĂ©ment du terrain sur lequel elle se trouve.

Si le propriĂ©taire d’une caravane rĂ©sidentielle la fait placer sur le terrain d’un exploitant de camping, c’est-Ă -dire sur le terrain d’une autre personne, un accord est conclu entre les deux parties. Ă€ cette fin, les propriĂ©taires de camping proposent un contrat de location d’un emplacement. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que le bât blesse. Ce contrat est conclu pour une annĂ©e seulement et, selon la majoritĂ© des contrats qui nous ont Ă©tĂ© communiquĂ©s, il peut ĂŞtre rĂ©siliĂ© par le propriĂ©taire du camping Ă  la fin de chaque annĂ©e, sans aucune justification. En pratique, ces contrats placent le propriĂ©taire de la caravane rĂ©sidentielle dans une position de dĂ©pendance totale vis-Ă -vis du propriĂ©taire du camping. Ce dernier peut faire absolument tout ce qu’il veut: augmenter drastiquement le prix au bout d’un an, modifier substantiellement le règlement du camping, dĂ©cider que la caravane doit ĂŞtre dĂ©placĂ©e Ă  un autre endroit du camping, modifier drastiquement les abords de la caravane en supprimant des arbres ou des haies, exiger une commission importante lorsqu’une caravane est vendue Ă  quelqu’un d’autre par son propriĂ©taire, refuser de mettre un accord par Ă©crit, n’accepter que des paiements en espèces, exiger que seuls les matĂ©riaux fournis par le gestionnaire du camping soient utilisĂ©s pour les clĂ´tures, les terrasses, etc. Ă  un prix fixĂ© de manière alĂ©atoire; exiger que les caravanes d’un certain âge soient retirĂ©es du site aux frais de leur propriĂ©taire, exiger un paiement supplĂ©mentaire pour les badges d’accès, les clĂ©s et toutes sortes d’autres articles nĂ©cessaires Ă  l’accès et l’utilisation de la caravane, etc.

Il est clair que ces contrats annuels, dont le renouvellement peut ĂŞtre refusĂ© par le propriĂ©taire du camping sans aucune justification, ne sont pas adaptĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© des caravanes rĂ©sidentielles d’aujourd’hui. Ils reposent sur l’hypothèse erronĂ©e selon laquelle les caravanes rĂ©sidentielles peuvent ĂŞtre dĂ©placĂ©es facilement et sans grands frais. Or, ce n’est pratiquement jamais le cas. C’est pourquoi nous avons besoin de contrats types plus Ă©quilibrĂ©s, qui seraient soit acceptĂ©s volontairement comme la norme par les associations de propriĂ©taires de camping, soit imposĂ©s par le lĂ©gislateur. TWERES veut rassembler les propriĂ©taires de caravanes rĂ©sidentielles dans les campings belges et travailler Ă  cet objectif. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons faire bouger les choses.

Une lueur d’espoir pour la situation juridique des propriĂ©taires d’une caravane rĂ©sidentielle?

Les rĂ©sidents secondaires qui louent un emplacement pour leur caravane rĂ©sidentielle dans camping belge sont souvent impuissants face aux mesures arbitraires prises par l’exploitant du camping. Après tout, les contrats signĂ©s avec cet exploitant peuvent ĂŞtre rĂ©siliĂ©s chaque annĂ©e sans raison. Les rĂ©sidents secondaires qui ne sont pas satisfaits ont pour seule option de vendre leur caravane rĂ©sidentielle ou de dĂ©mĂ©nager ailleurs. Toutefois, cette dernière solution est très coĂ»teuse et gĂ©nĂ©ralement dĂ©savantageuse pour le propriĂ©taire de la caravane.

Dans notre système juridique belge, un exploitant de camping est libre de louer un emplacement Ă  qui il veut. Or, depuis un arrĂŞt de la Cour de cassation, il apparaĂ®t que cette libertĂ© de conclure un contrat avec qui l’on veut n’est pas illimitĂ©e. Selon la Cour suprĂŞme, il ne faut pas abuser de cette libertĂ©. Cette dĂ©cision en cassation est intervenue après une longue procĂ©dure entamĂ©e en 2015 entre le camping Calypso et un couple acheteur d’une caravane rĂ©sidentielle sur le parc de Calypso Ă  Ostende.

Le camping Calypso, comme la plupart des campings, loue des emplacements pour une durĂ©e d’un an. En 2015, il a louĂ© l’emplacement numĂ©ro 23 Ă  Tomco. Tomco Ă©tait le propriĂ©taire de la caravane rĂ©sidentielle sur ce terrain. DĂ©but aoĂ»t 2015, Tomco a vendu la caravane, qui se trouvait sur l’emplacement 23, Ă  un couple pour une somme de 45.000 euros. Quelques jours après cette vente, Tomco a reçu une facture de Camping Calypso. Ce dernier a rĂ©clamĂ© une commission sur la vente de la caravane rĂ©sidentielle.

Tomco a protestĂ© contre cette facture, estimant qu’une telle commission n’avait jamais Ă©tĂ© convenue. En consĂ©quence, le Camping Calypso a dĂ©cidĂ© de rĂ©silier le bail Ă  la fin du mois d’aoĂ»t 2015 et de demander l’expulsion de l’emplacement au plus tard le 31 dĂ©cembre 2015.

Entre-temps, le couple avait dĂ©jĂ  occupĂ© leur nouvelle caravane. Quelques mois plus tard, ils ont notifiĂ© par courrier au Camping Calypso qu’ils Ă©taient les nouveaux propriĂ©taires de la caravane sur l’emplacement 23 et qu’ils paieraient le loyer pour l’annĂ©e 2016. Le camping Calypso les a alors informĂ©s que le contrat de location en cours prendrait fin le 31 dĂ©cembre 2015 et qu’il n’Ă©tait pas disposĂ© Ă  louer l’emplacement au couple pour 2016.

Le couple a toutefois continuĂ© Ă  utiliser le terrain jusqu’en 2016. En consĂ©quence, le Camping Calypso a sommĂ© le couple de libĂ©rer l’emplacement 23 devant le juge de paix du canton d’Ostende. Le juge de paix a condamnĂ© le couple Ă  payer une indemnitĂ© d’occupation et a rejetĂ© leur demande reconventionnelle selon laquelle le Camping Calypso avait abusĂ© de sa libertĂ© contractuelle en refusant de leur louer l’emplacement 23.

En appel, le tribunal de première instance de Flandre occidentale (section de Bruges) a jugé que le Camping Calypso avait refusé à tort de contracter avec le couple et a condamné Calypso à verser au couple 7 000 euros de dommages et intérêts.

Le camping Calypso s’est pourvu en cassation contre cet arrĂŞt. Dans son arrĂŞt du 27 avril 2020, la Cour de cassation a dĂ©cidĂ© que le pourvoi en cassation ne pouvait ĂŞtre acceptĂ©. La Cour a jugĂ© que la Cour d’appel pouvait Ă  juste titre dĂ©cider qu’il y avait eu un abus de contrat. Selon la Cour de cassation, la Cour d’appel a dĂ©cidĂ© Ă  juste titre que le refus de contrat Ă©tait disproportionnĂ© au dĂ©triment du couple qui, de ce fait, a finalement dĂ» vendre sa caravane Ă  perte. Par consĂ©quent, dans la situation donnĂ©e, il y a eu un « abus de droit ».

La conclusion de cette histoire est qu’un exploitant de camping a la libertĂ© de louer un emplacement Ă  qui il le souhaite ou de mettre fin Ă  un contrat annuel pour un emplacement. Toutefois, il ne peut pas abuser de cette libertĂ© contractuelle. Afin de dĂ©terminer s’il y a abus, on met en balance l’avantage pour l’exploitant et le dĂ©savantage pour le locataire de l’emplacement. C’est une petite lueur d’espoir dans la position d’impuissance totale vis-Ă -vis des exploitants de campings.

En fin de compte, le couple a dû vendre à perte sa nouvelle caravane pour laquelle il avait payé la somme considérable de 45.000 euros. Après cinq ans de procédure, il a reçu une indemnisation de 7000 euros. La portée du point lumineux reste donc assez limitée.

Les contrats des campings belges placent les propriétaires de caravanes résidentielles dans une situation de non-droit

Les Pays-Bas sont actuellement très prĂ©occupĂ©s par le fait que de grandes entreprises s’emparent de terrains de camping pour y construire des maisons de vacances luxueuses et donc coĂ»teuses. Les propriĂ©taires de caravanes rĂ©sidentielles qui sont sur le camping depuis des dĂ©cennies sont priĂ©s de dĂ©gager. Voir, par exemple : (en NĂ©erlandais) https://www.heemsteedsecourant.nl/lokaal/recreatie/752531/sandevoerde-familiecamping-moet-na-70-jaar-wijken

Aux Pays-Bas, les propriétaires de maisons mobiles se trouvent donc, eux aussi, dans une position juridique faible lorsque cela leur arrive. En général, cependant, les propriétaires de caravanes aux Pays-Bas bénéficient de contrats bien plus avantageux que ceux qui concernent un emplacement dans un camping belge.

En effet, l’association des propriĂ©taires de campings nĂ©erlandais, RECRON, ainsi que l’ANWB (comparable Ă  Touring ou VAB en Belgique) et l’association des consommateurs, ont convenu un contrat type. Ce contrat type est appliquĂ© par les membres de RECRON.

Si l’on compare le contrat type de RECRON avec les contrats types qui ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s en Belgique par RECREAD et d’autres, on constate que les propriĂ©taires de caravanes rĂ©sidentielles sur les terrains de camping belges sont privĂ©s de presque tous leurs droits. Les clauses des contrats types belges permettent mĂŞme aux propriĂ©taires de camping d’augmenter le prix ou de ne pas prolonger le contrat annuel sans aucune justification. Lorsqu’une caravane est vendue Ă  titre privĂ© entre propriĂ©taires, les exploitants de campings peuvent exiger un pourcentage du prix de vente, mĂŞme s’ils ne jouent aucun rĂ´le dans la vente. Ils peuvent modifier le règlement du camping ou effectuer des travaux sur le camping comme ils l’entendent. Celui qui n’en est pas satisfait n’a que la possibilitĂ© de vendre sa caravane ou de la dĂ©placer ailleurs.

Les « conditions RECRON » néerlandaises sont certainement plus favorables aux propriétaires de caravanes résidentielles sur ces points. Quelques exemples :

  • L’exploitant du camping ne peut augmenter sensiblement le prix que s’il le motive et s’il l’a annoncĂ© au moins dix-huit mois Ă  l’avance.
  • Une modification substantielle du règlement du camping doit ĂŞtre communiquĂ©e par l’exploitant du camping au moins six mois avant la fin de l’annĂ©e contractuelle.
  • Si une caravane rĂ©sidentielle est vendue Ă  titre privĂ©, l’exploitant du camping ne peut pas subordonner la conclusion d’un contrat de location d’un emplacement avec l’acheteur de la caravane rĂ©sidentielle Ă  une contribution financière ou exiger que la vente ne se fasse que par son intermĂ©diaire.
  • Toutefois, si le propriĂ©taire d’une caravane rĂ©sidentielle convient avec l’exploitant du camping que la vente de la caravane rĂ©sidentielle peut se faire par l’intermĂ©diaire de l’exploitant du camping, un contrat Ă©crit doit ĂŞtre Ă©tabli, stipulant une compensation raisonnable pour les frais encourus et le temps investi.
  • Très important : bien que les contrats soient d’une durĂ©e d’un an, le renouvellement est automatique et ne peut ĂŞtre refusĂ© par l’exploitant du camping sans raison valable. Les raisons valables possibles sont Ă©numĂ©rĂ©es dans le contrat (par exemple, le non-respect, mĂŞme après un avertissement Ă©crit, du règlement du camping ou: la caravane en si mauvais Ă©tat, malgrĂ© un avertissement Ă©crit, qu’il nuit Ă  l’image du site et des environs immĂ©diats »).
  • Le propriĂ©taire de la caravane dispose de droits minimaux si l’exploitant du camping souhaite effectuer des travaux de restructuration (par exemple, des travaux de rĂ©novation). L’exploitant du camping veille, dans la mesure du possible, Ă  ce que le locataire d’emplacement ne soit pas dĂ©rangĂ© dans ses loisirs par des travaux prĂ©paratoires pendant la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant le dĂ©but de la rĂ©novation.
  • Si, en raison de ces travaux, le bail de l’emplacement doit ĂŞtre rĂ©siliĂ©, un dĂ©lai de prĂ©avis d’un an s’applique.
  • En cas de restructuration, par laquelle l’exploitant du camping met fin Ă  la convention, l’exploitant du camping est tenu de proposer au locataire d’emplacement, si possible, un emplacement (au moins Ă©quivalent) sur le site, sauf si, compte tenu de l’âge de la caravane et/ou de son Ă©tat, la caravane n’a plus sa place sur le site.
  • Si un emplacement minimum Ă©quivalent n’est pas disponible sur le site, le propriĂ©taire de la caravane rĂ©sidentielle a droit Ă  une indemnisation pour les frais de rĂ©installation. Les frais de dĂ©placement de l’emplacement vers la zone hors site sont Ă  la charge de l’exploitant du camping.
  • Autre Ă©lĂ©ment très important : les litiges entre les propriĂ©taires de camping et les propriĂ©taires de caravanes peuvent ĂŞtre soumis Ă  un comitĂ© mixte des litiges dans lequel, outre RECRON, l’ANWB et l’Association des consommateurs ont Ă©galement un siège. Les deux parties sont liĂ©es par les verdicts de la commission des litiges.
  • Si le propriĂ©taire de la caravane conteste la rĂ©siliation du contrat par l’exploitant du terrain de camping et qu’il a soumis le litige Ă  la commission des litiges dans les dĂ©lais, l’exploitant du camping ne peut libĂ©rer les lieux avant que la commission des litiges ne se soit prononcĂ©e.
  • Enfin, il existe une « garantie de bonne exĂ©cution ». RECRON reprendra l’obligation de l’exploitant du camping – s’il est membre de RECRON – qui lui a Ă©tĂ© imposĂ©e par une dĂ©cision de la commission des litiges, au cas oĂą cet exploitant ne se serait pas conformĂ© Ă  cette dĂ©cision dans le dĂ©lai imparti.

Conclusion : les contrats types nĂ©erlandais offrent aux propriĂ©taires de caravanes rĂ©sidentielles une protection au moins minimale contre les abus et l’arbitraire vis-Ă -vis des exploitants de camping auxquels ils louent un emplacement.

IdĂ©alement, des contrats types Ă©quilibrĂ©s devraient Ă©galement ĂŞtre nĂ©gociĂ©s en Belgique entre les associations d’exploitants de campings, les associations de rĂ©sidences secondaires et un tiers tel que Touring ou VAB. TWERES veut entrer en contact avec RECREAD Ă  ce sujet. Dans le mĂŞme temps, TWERES demande Ă©galement au gouvernement de fournir une meilleure protection juridique aux propriĂ©taires de caravanes.

Un an après: notre lettre du 11 novembre 2020 ( !) au SecrĂ©taire d’Etat Eva De Bleeker sur les problèmes des propriĂ©taires de caravanes rĂ©sidentielles sur des terrains de camping en Belgique

Il y a un an, TWERES a envoyĂ© la lettre suivante au secrĂ©taire d’État Eva De Bleeker, chargĂ©e de la protection des consommateurs au sein du gouvernement fĂ©dĂ©ral. Douze mois plus tard, nous attendons toujours une rĂ©ponse Ă  notre demande.

« Madame la SecrĂ©taire d’Etat,

Je vous contacte en tant qu’administrateur de l’association Ă  but non lucratif « TWERES ». Cette association a Ă©tĂ© fondĂ©e en juillet 2020 et dĂ©fend les intĂ©rĂŞts des propriĂ©taires occupants d’une seconde rĂ©sidence en Belgique. Sa crĂ©ation est une consĂ©quence de la protestation de ce groupe contre le maintien de l’interdiction de se rendre Ă  la seconde rĂ©sidence Ă  la fin du premier confinement suite Ă  la première vague de la crise corona en mai 2020. Je vous renvoie au site de notre association https://tweres.be pour plus de dĂ©tails sur notre association.

La raison pour laquelle je vous Ă©cris est liĂ©e Ă  votre compĂ©tence en matière de protection des consommateurs. Les consommateurs que nous reprĂ©sentons sont des propriĂ©taires-occupants de mobil-homes, de chalets ou de bungalows dans des parcs de vacances et des campings. Il s’agit d’un groupe très important de familles, non seulement dans les campings ou les parcs de vacances des communes cĂ´tières, mais aussi dans d’autres rĂ©gions touristiques comme les Ardennes, la Campine ou la vallĂ©e de la Meuse limbourgeoise.

Avec notre jeune association, nous avons dĂ©tectĂ© assez rapidement que ce groupe de familles se trouve dans une situation de quasi non-droit vis-Ă -vis des exploitants de parcs de vacances et de campings. La lĂ©gislation, la jurisprudence, mais plus encore les contrats que ces personnes signent, partent toujours du principe qu’elles sont des « campeurs ».

Dans la pratique, cependant, ces « campeurs » sont propriĂ©taires d’un bien pour lequel ils dĂ©pensent des sommes comprises entre 20 000 et 200 000 euros et dans lequel ils continuent Ă  investir mĂŞme après l’achat. Cependant, en tant que « campeurs », ils louent un « emplacement » dans un parc de vacances ou un camping sur une base annuelle.

Les contrats de location sont adaptĂ©s Ă  volontĂ© par les exploitants de campings et de parcs de vacances. En outre, ces exploitants dĂ©cident Ă©galement de manière alĂ©atoire de la fermeture de leur camping ou parc de vacances, de sorte que le mobil-home ou le chalet n’est plus Ă  la disposition de son propriĂ©taire.

De nombreuses choses sont Ă©galement rĂ©glĂ©es « verbalement » par les exploitants, et des paiements en espèces sont frĂ©quemment exigĂ©s, de sorte que nos membres ne disposent d’aucune preuve documentaire pour dĂ©noncer les abus. En outre, il existe de nombreuses autres aberrations que nous avons dĂ©couvertes en peu de temps dans ce domaine.

La logique juridique actuelle repose toujours sur la qualification de ces propriĂ©taires de « campeurs ». Cela signifie qu’ils sont obligĂ©s d’accepter toutes les conditions imposĂ©es par les exploitants et que sinon, ils ne peuvent que retirer leur bien du parc ou du camping. En pratique, bien sĂ»r, une telle dĂ©marche est impossible. Contrairement au passĂ©, il ne s’agit plus de caravanes ou de tentes, mais d’unitĂ©s d’habitation souvent très coĂ»teuses, Ă©quipĂ©es de raccordements aux Ă©gouts, Ă  l’Ă©lectricitĂ©, Ă  l’eau, Ă  l’internet et autour desquelles il y a gĂ©nĂ©ralement aussi une terrasse et un jardin amĂ©nagĂ©.

En tant que directeur de TWERES, je veux faire un effort pour remĂ©dier Ă  ces conditions. C’est ici que nous avons besoin de votre aide. Plus prĂ©cisĂ©ment, nous pensons Ă  la protection juridique de ce groupe. Cette protection doit Ă©tablir un Ă©quilibre entre les droits des exploitants (en tant que propriĂ©taires du terrain et des installations collectives) et ceux des propriĂ©taires des rĂ©sidences mobiles ou des chalets situĂ©s sur ce terrain.

Êtes-vous ouvert à une discussion exploratoire sur ce sujet ? Compte tenu des mesures Corona, nous pourrions éventuellement organiser une réunion via « Zoom ».

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez Ă  cette question.

Avec mes sincères salutations

JD
Directeur TWERES”

 

Des squatters dans votre résidence secondaire en Espagne. Que faire ?

Pendant la crise COVID-19 et les restrictions de voyage qui en ont dĂ©coulĂ©, les mĂ©dias ont accordĂ© beaucoup d’attention aux problèmes des propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires dont la maison Ă©tait occupĂ©e par des squatters. Faire sortir ces personnes de votre maison ou de votre appartement n’est pas aussi simple qu’on le pense souvent. Dans cet article, nous allons examiner de plus près les règles qui s’appliquent en Espagne Ă  cet Ă©gard.

Le squat de logements est également en Espagne le plus souvent qualifié comme un délit pénal.

Comme dans la plupart des pays, l’occupation illĂ©gale de la propriĂ©tĂ© d’autrui est Ă©galement punie en Espagne si l’occupant a commis une infraction pĂ©nale pour pouvoir entrer dans la maison. Deux dĂ©lits peuvent venir en ligne: le cambriolage (articles 202 ou 203 du code pĂ©nal espagnol) ou l’usurpation. (article 245). Le cambriolage est puni d’une peine d’emprisonnement de 6 mois Ă  4 ans. L’usurpation est l’occupation intentionnelle et non autorisĂ©e de la propriĂ©tĂ© d’une autre personne ou de son habitation contre la volontĂ© du propriĂ©taire. Ce dĂ©lit est punie d’une amende de 3 Ă  6 mois.

La plupart des cas de « squat » de logements impliquent l’un de ces deux dĂ©lits et la victime peut alors se tourner vers la police. Cependant, il faut garder Ă  l’esprit que la police ne peut pas simplement expulser les occupants. Par exemple, pour le dĂ©lit d’usurpation, il doit ĂŞtre clairement prouvĂ© qu’il ne pouvait ĂŞtre dĂ©duit du comportement du propriĂ©taire que l’occupation Ă©tait implicitement tolĂ©rĂ©e depuis un certain temps. Par ailleurs, il n’y a pas toujours de « cambriolage » au sens juridique du terme, par exemple lorsqu’une propriĂ©tĂ© n’est pas rĂ©gulièrement utilisĂ©e comme rĂ©sidence principale ou secondaire mais qu’elle est inoccupĂ©e depuis un certain temps. En droit espagnol, le terme « cambriolage » est fortement liĂ© Ă  l’intrusion dans la vie privĂ©e d’une autre personne, c’est-Ă -dire Ă  l’effraction d’une habitation privĂ©e. Ce n’est pas le cas, par exemple, lorsqu’on squatte une maison inhabitĂ©e et vide depuis un certain temps. Dans ce cas, il peut y avoir « usurpation ».

Pris en flagrant délit et la « règle des 48 heures ».

En principe, la police ne peut pas expulser les squatters sans une dĂ©cision de justice et obtenir un tel jugement peut vite prendre trois ou quatre mois. Exceptionnellement, cependant, la police peut immĂ©diatement procĂ©der Ă  une expulsion si les squatters sont prises en flagrant dĂ©lit. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation espagnole, le flagrant dĂ©lit s’applique dans un certain nombre de cas, comme lorsque les faits sont constatĂ©s directement par la police, lorsque des voisins signalent Ă  la police que des personnes pĂ©nètrent dans une maison en brisant une fenĂŞtre ou une porte, ou lorsqu’un centre d’alarme est informĂ© qu’une alarme anti-effraction a Ă©tĂ© activĂ©e dans le bâtiment.

Dans certains mĂ©dias, il a Ă©tĂ© fait rĂ©fĂ©rence Ă  une « règle des 48 heures », mais celle-ci n’existe pas du tout. En droit espagnol, le fait d’ĂŞtre pris sur le fait n’a rien Ă  voir avec le respect d’un dĂ©lai pour signaler le cambriolage Ă  la police. Bien sĂ»r, il est important de rĂ©agir rapidement, mais le fait de se rendre Ă  la police dans les 48 heures ne garantit pas que les squatters seront expulsĂ©s sans avoir besoin d’une dĂ©cision de justice. Ă€ l’inverse, un signalement Ă  la police après, disons, trois ou quatre jours peut encore donner lieu Ă  une expulsion immĂ©diate, Ă  condition que les auteurs aient Ă©tĂ© pris en flagrant dĂ©lit par des voisins, des passants, des concierges, des agents de sĂ©curitĂ© privĂ©s ou autres, et que des preuves puissent en ĂŞtre apportĂ©es.

L’occupation illĂ©gale d’un logement ne relève pas toujours de la police.

L’occupation illĂ©gale d’une propriĂ©tĂ© n’implique pas toujours la commission d’une infraction pĂ©nale. Il est Ă©galement possible que la personne qui occupe votre propriĂ©tĂ© en Espagne n’ait pas eu l’intention de commettre un dĂ©lit. Cela peut ĂŞtre le cas, par exemple, dans un litige concernant la fin d’un contrat de location, lorsque le locataire de votre propriĂ©tĂ© espagnole estime que vous, en tant que propriĂ©taire, n’aviez pas le droit de mettre fin Ă  la location. Dans ce cas et plus gĂ©nĂ©ralement dans chaque situation oĂą des gens occupent votre maison sans avoir commis une infraction pĂ©nale, vous ne pourrez pas vous adresser Ă  la police. La seule façon de faire sortir les invitĂ©s indĂ©sirables de votre propriĂ©tĂ© est d’engager une procĂ©dure judicaire au tribunal civil. Ă€ ce stade, vous avez le choix entre quatre procĂ©dures civiles diffĂ©rentes, dont certaines sont plus rapides que d’autres pour aboutir Ă  un rĂ©sultat concret. L’une de ces procĂ©dures, qui a Ă©tĂ© modifiĂ©e par une loi de 2018, permet au propriĂ©taire de reprendre possession de son logement immĂ©diatement après avoir obtenu un jugement de première instance. Ainsi, l’autre partie ne peut pas rester dans la propriĂ©tĂ© en faisant appel de ce jugement. C’est pourquoi cette procĂ©dure est actuellement la plus utilisĂ©e dans chaque cas classique d’occupation par des squatters.

Directives pratiques pour les propriétaires d’une résidence en Espagne

Afin de dĂ©terminer s’il faut ou non contacter la police ou la Guardia Civil, il est conseillĂ© de faire appel aux services d’un avocat dès que vous ĂŞtes informĂ© que votre propriĂ©tĂ© a Ă©tĂ© squattĂ©e. Cet avocat sera en mesure de suggĂ©rer la stratĂ©gie juridique la plus appropriĂ©e pour que l’affaire soit rĂ©solue le plus rapidement possible. Les services d’un avocat sont nĂ©cessaires, surtout pour ceux qui ne parlent pas espagnol. Pour trouver un avocat espagnol appropriĂ©, on peut se tourner vers TWERES.

Si vous devez vous adresser au tribunal civil, l’assistance d’un avocat et d’un « procureur » est obligatoire. Le procureur est la personne qui prend la responsabilitĂ© de communiquer avec le tribunal au nom du client. Un procureur est attachĂ© Ă  un tribunal particulier oĂą il est autorisĂ© Ă  communiquer au nom de ses clients. En Espagne, la prĂ©sence d’un procureur est toujours obligatoire.

Les autoritĂ©s espagnoles conseillent aux propriĂ©taires de biens squattĂ©s de dĂ©poser rapidement une plainte. Ă€ cette fin, elles ont mis Ă  disposition une application mobile appelĂ©e « Alertcops« . Il est possible de tĂ©lĂ©charger l’application via Google Play et App Store, de s’inscrire ensuite et de confirmer après avoir reçu un SMS. Une fois l’application installĂ©e, il est possible d’essayer l’application pour smartphone via le test ou « Alerta de prueba ». Ă€ ce moment-lĂ , un SMS est envoyĂ© aux responsables d’AlertCopset, si tout fonctionne bien, vous recevrez le message « Le système peut traiter vos alertes » ou, en espagnol, « El sistema puede procesar sus alertas ». AlertCops peut ĂŞtre utilisĂ© non seulement en espagnol mais aussi en anglais, en allemand et en français.

Il est Ă©galement important de montrer une preuve rĂ©cente de propriĂ©tĂ© en cas de plainte concernant une maison squattĂ©e. Vous pouvez l’obtenir facilement en ligne sur le site Web du gouvernement https://www.registradores.org (le prix se limite Ă  quelque 10 EUR). En outre, il est prĂ©fĂ©rable de joindre un maximum de preuves documentaires, telles que des dĂ©clarations de voisins, du concierge, d’une sociĂ©tĂ© de sĂ©curitĂ©, des courriels ou des SMS qui vous ont informĂ© de l’occupation, etc. De cette façon, il y a une chance que les squatters soient « pris sur le fait » et puissent ĂŞtre expulsĂ©s par la police sans l’intervention d’un juge.

Si cela n’aboutit toujours pas et qu’il faut faire appel au tribunal, alors, comme cela a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© indiquĂ©, l’assistance d’un avocat est nĂ©cessaire. MalgrĂ© le changement de la loi en 2018, les procĂ©dures judiciaires prennent encore beaucoup de temps car la justice, en Espagne comme ailleurs, est assez lente.

Enfin, il est Ă©vident que les autoritĂ©s espagnoles recommandent surtout des mesures prĂ©ventives, comme l’installation de serrures de sĂ©curitĂ©, d’un bon système d’alarme, de prĂ©fĂ©rence reliĂ© en permanence Ă  une sociĂ©tĂ© de sĂ©curitĂ©, de camĂ©ras web et la notification d’un voisin en cas d’absence prolongĂ©e.

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Un nombre croissant de propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires s’oppose Ă  l’inĂ©galitĂ© de traitement fiscal dans certaines communes cĂ´tières

De nombreux propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires reçoivent ce mois-ci l’ avis d’imposition relatif Ă  la taxe communale sur leur rĂ©sidence secondaire. Ă€ De Panne, Knokke-Heist, Koksijde et Middelkerke, ces propriĂ©taires rĂ©pondent en nombre croissant par une lettre d’opposition contre cette taxe. Après le rejet de leur objection par la commune, ils sont aussi de plus en plus nombreux Ă  porter leur affaire devant les tribunaux. Le seuil Ă  cet Ă©gard a en effet Ă©tĂ© considĂ©rablement abaissĂ© depuis que TWERES, a mis en place sur son site web un guichet en ligne oĂą les propriĂ©taires peuvent mettre leur procĂ©dure d’opposition entre les mains de l’association. [ https://tweres.be/fr/action-taxe-communale/ ]
Les propriĂ©taires peuvent lancer leur procĂ©dure d’opposition via ce guichet en ligne. Les chances de succès de cette procĂ©dure sont considĂ©rables car la Cour d’appel de Gand a, dans diffĂ©rents arrĂŞts, dĂ©clarĂ© illĂ©gale la taxe communale dans les communes cĂ´tières concernĂ©es. Le risque que la jurisprudence future aille complètement dans l’autre sens est extrĂŞmement faible. TWERES conseille donc aux propriĂ©taires concernĂ©s d’introduire une opposition via son site web. Et de ne pas payer la taxe jusqu’Ă  ce qu’une dĂ©cision finale soit prise par voie judiciaire.

L’initiative de TWERES est dirigĂ©e contre la taxe sur les rĂ©sidences secondaires dans les communes oĂą aucun impĂ´t supplĂ©mentaire sur le revenu des personnes physiques n’est prĂ©levĂ© aux dĂ©pens des habitants enregistrĂ©s. Ă€ De Panne, Koksijde et Knokke-Heist, ces habitants enregistrĂ©s ne paient pas d’impĂ´t supplĂ©mentaire du tout. Ce rĂ©gime fiscal est très exceptionnel. Dans la plupart des communes belges, le taux est d’environ 7% en moyenne. Dans de très nombreuses communes, le taux se situe mĂŞme entre 8 et 9% du revenu familial imposable. Un taux de 0 % est donc très inhabituel et n’est possible dans les communes concernĂ©es qu’en imposant une taxe très Ă©levĂ©e sur les rĂ©sidences secondaires. Ă€ Koksijde, par exemple, cette taxe s’Ă©lève Ă  1 191 EUR en 2021 et augmente chaque annĂ©e. Ă€ Middelkerke, l’impĂ´t supplĂ©mentaire sur les personnes physiques pour les habitants domiciliĂ©s n’a pas encore Ă©tĂ© complètement supprimĂ©. Il est supprimĂ© progressivement et, Ă  partir de 2024, le taux y sera Ă©galement de 0 %. Dans le mĂŞme temps, la taxe sur les rĂ©sidences secondaires a Ă©tĂ© portĂ©e de 600 Ă  800 euros par an.

Le taux zĂ©ro dans les quatre communes cĂ´tières va directement Ă  l’encontre de la recommandation du gouvernement flamand, qui Ă©crit : « Afin de ne pas transfĂ©rer la charge fiscale Ă  des personnes qui ne sont pas inscrites dans les registres de la population de la commune et qui n’ont donc pas le droit d’y voter, le taux perçu doit ĂŞtre raisonnablement proportionnel aux impĂ´ts payĂ©s par les habitants. »

MalgrĂ© cette recommandation et de nombreuses dĂ©cisions de justice Ă©tablissant l’illĂ©galitĂ© de la taxe, les communes concernĂ©es continuent Ă  envoyer les avis d’imposition contestĂ©s aux propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires sur leur territoire. Elles comptent sur le fait que seule une minoritĂ© de propriĂ©taires prenne la peine de s’opposer Ă  la taxe et de s’adresser Ă  un avocat pour entamer une procĂ©dure fiscale. La majoritĂ© paiera, Ă  contrecĹ“ur mais sans protester. Dans les communes oĂą les rĂ©sidences secondaires sont nombreuses, les autoritĂ©s locales peuvent ainsi offrir Ă  leurs Ă©lecteurs un rĂ©gime fiscal extrĂŞmement avantageux. C’est le cas Ă  Knokke-Heist, oĂą sur un total de 39 000 logements, plus de 21 000 sont habitĂ©s par des rĂ©sidents secondaires.

Selon TWERES, la politique fiscale des communes cĂ´tières concernĂ©es est non seulement illĂ©gale mais aussi fondamentalement injuste : « Une famille aux revenus modestes qui loue un petit appartement Ă  Bruxelles mais qui est devenue propriĂ©taire d’un studio de 45 m2 Ă  Koksijde grâce Ă  un hĂ©ritage, paie une taxe annuelle de plus de mille euros, alors que l’habitant enregistrĂ©, propriĂ©taire d’une villa spacieuse avec piscine et vue sur la mer bĂ©nĂ©ficie d’une taxe nulle. C’est complètement dĂ©raisonnable. »

En abaissant le seuil des procĂ©dures d’opposition, TWERES espère influencer la politique fiscale des communes ciblĂ©es. L’association prend en charge tous les soucis de procĂ©dure du propriĂ©taire pour un montant fixe et conseille au propriĂ©taire de ne pas payer la taxe jusqu’Ă  ce qu’une dĂ©cision judiciaire finale soit prise. Cela peut prendre plusieurs annĂ©es, mais les chances d’obtenir gain de cause et de rĂ©cupĂ©rer en plus tous les montants investis sont très Ă©levĂ©es. Entre-temps, les communes perdent les revenus de la taxe discriminatoire et doivent faire face Ă  des frais de justice Ă©levĂ©s. Vu le nombre croissant des lettres d’oppositions, les nouvelles coalitions formĂ©es après les Ă©lections communales de 2024, changeront peut-ĂŞtre d’avis dans ce domaine.

Pour plus de détails: https://tweres.be/fr/action-taxe-communale

Les rĂ©sidents secondaires en Flandre demandent que l’impact des nouveaux tarifs de rĂ©seau sur les factures d’Ă©lectricitĂ© soit clarifiĂ© au plus vite.

Toute personne raccordĂ©e au rĂ©seau de distribution d’Ă©lectricitĂ© doit au gestionnaire du rĂ©seau une contribution pour l’utilisation du rĂ©seau. Ce « tarif de rĂ©seau » a pour objet d’acheminer l’Ă©lectricitĂ© via le rĂ©seau jusqu’aux foyers, d’entretenir le rĂ©seau, de poser de nouveaux câbles si nĂ©cessaire, etc. Les tarifs de rĂ©seau sont perçus via la facture du fournisseur d’Ă©lectricitĂ© et reprĂ©sentent, en Flandre, environ un quart du montant total sur cette facture.

Aujourd’hui, les mĂ©nages paient un tarif rĂ©seau via leur facture d’Ă©lectricitĂ© qui correspond Ă  la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© – en kWh – qu’ils retirent du rĂ©seau. Ceci est le cas non seulement dans la rĂ©gion flamande mais Ă©galement en Wallonie et Ă  Bruxelles. En Flandre, cela changera en 2022. Dès ce moment, 80% du tarif rĂ©seau sera calculĂ© sur la base d’une moyenne annuelle des « pointes de capacitĂ© mensuelles ». La pointe mensuelle est la capacitĂ© la plus Ă©levĂ©e (kW) mesurĂ©e au cours de ce mois, demandĂ©e par tous les appareils Ă©lectriques rĂ©unis pendant un quart d’heure. Chaque mois, la pointe mensuelle sera mesurĂ©e via le compteur Ă©lectrique numĂ©rique et la moyenne annuelle sera calculĂ©e Ă  partir de celui-ci. Pour 20%, la consommation de courant Ă©lectrique restera la base pour la dĂ©termination du tarif de rĂ©seau.

Il est facile de deviner qu’une famille qui ne se rend que quelques fois par mois dans la seconde rĂ©sidence, par exemple sur la CĂ´te belge, pourrait ĂŞtre victime de la nouvelle mĂ©thode de calcul. La seconde rĂ©sidence est souvent non occupĂ©e et la consommation annuelle d’Ă©lectricitĂ© est donc relativement basse. Cette famille paie donc aujourd’hui un tarif de rĂ©seau faible. Mais cette mĂŞme famille peut avoir des pointes de capacitĂ© Ă©levĂ©es les jours oĂą elle occupe la seconde rĂ©sidence, car de nombreux appareils ont besoin d’Ă©lectricitĂ© en mĂŞme temps. Si le tarif de rĂ©seau est calculĂ© sur base de la moyenne des pointes mensuelles, l’avantage pour la famille de rĂ©sidents secondaires disparaĂ®tra largement. Une faible consommation sur une annĂ©e entière ne jouera Ă  l’avenir qu’un rĂ´le très mineur dans la partie tarif rĂ©seau de la facture d’électricitĂ© en Flandre.

Le rĂ©gulateur flamand de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz, en abrĂ©gĂ© « la VREG », a dĂ©jĂ  promis il y a un an de prĂ©senter des informations plus pertinentes en fĂ©vrier 2021. Plus de clartĂ© a Ă©tĂ© promise sur l’impact attendu sur les utilisateurs atypiques tels que les occupants non permanents d’une seconde rĂ©sidence. La VREG a Ă©galement promis qu’une application informatique serait disponible d’ici lĂ  pour permettre de simuler soi-mĂŞme les consĂ©quences des nouveaux tarifs de rĂ©seau. Mais malheureusement, ces promesses n’ont pas Ă©tĂ© tenues. Tout a maintenant Ă©tĂ© reportĂ© au milieu de cette annĂ©e.

Dans une lettre ouverte que TWERES a adressé au président de la VREG, l’association a exprimé son inquiétude quant à ce qui attend ses membres.

TWERES craint que les rĂ©sidents secondaires risquent d’ĂŞtre les grands perdants du nouveau système de tarification. Pour l’instant, ils ne sont pas en mesure d’estimer dans quelle mesure la facture sera plus Ă©levĂ©e pour eux. Selon TWERES, cette situation est inacceptable peu avant l’introduction des nouveaux tarifs du rĂ©seau. TWERES souligne que la VREG dispose depuis un certain temps des rĂ©sultats des projets pilotes que le gestionnaire de rĂ©seau en RĂ©gion flamande, Fluvius, a menĂ©s auprès de 20 000 mĂ©nages. Ces projets pilotes, menĂ©s auprès d’un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de mĂ©nages et incluant Ă©galement des groupes de consommateurs atypiques tels que les rĂ©sidents de maisons de vacances et d’appartements situĂ©s sur la digue de mer, se sont achevĂ©s il y a un an. Pour cette raison, l’association exige que la VREG, sur la base des donnĂ©es qu’elle a en sa possession depuis longtemps, fournisse des informations claires basĂ©es sur des situations d’Ă©chantillon reprĂ©sentatives. Elle demande Ă©galement que le programme de simulation soit mis Ă  disposition dans les meilleurs dĂ©lais.

Pour lire plus de détails sur ce sujet, veuillez cliquer ici.

TWERES exige maintenant une transparence maximale de la part de la VREG concernant l’impact des nouveaux tarifs de rĂ©seau sur les rĂ©sidences secondaires !

Introduction

En RĂ©gion flamande, des nouveaux tarifs de rĂ©seau de distribution d’électricitĂ© seront introduits dans quelques mois (1er janvier 2022). Les consommateurs atypiques, comme les rĂ©sidences secondaires, ne recevaient jusqu’Ă  prĂ©sent aucune information de la VREG (l’autoritĂ© indĂ©pendante de rĂ©gulation de l’Ă©nergie pour la RĂ©gion flamande), ni mĂŞme une indication de l’impact sur leur facture d’Ă©lectricitĂ© ! La VREG l’avait promis pour fĂ©vrier 2021 – maintenant reportĂ© Ă  nouveau Ă  la mi-2021 ! La VREG (autoritĂ© indĂ©pendante de rĂ©gulation pour l’énergie en RĂ©gion flamande) a dĂ©fini le 13 aoĂ»t 2020, après trois consultations avec les parties prenantes, la mĂ©thodologie tarifaire pour la pĂ©riode 2021/2024. Ă€ partir de 2022, les frais de distribution liĂ©s au rĂ©seau (voir explication ci-dessous) seront rĂ©percutĂ©s sur la facture d’Ă©lectricitĂ© en fonction de la puissance utilisĂ©e (kW).
Jusqu’Ă  prĂ©sent, les tarifs des frais de distribution liĂ©s au rĂ©seau Ă©taient entièrement basĂ©s sur les kWh consommĂ©s, donc plus vous consommez d’Ă©nergie (kWh), plus vous payez pour les frais liĂ©s au rĂ©seau.
Cette Ă©volution pour l’Ă©lectricitĂ© est comparable Ă  la facture tĂ©lĂ©com/internet oĂą une distinction est Ă©galement faite entre la vitesse de tĂ©lĂ©chargement (ici tarif de capacitĂ© kW) d’une part, et la quantitĂ© de mĂ©gaoctet tĂ©lĂ©chargĂ©e (ici kWh) d’autre part.

De quoi s’agit-il exactement? Quels sont les « frais de distribution liĂ©s au rĂ©seau »?

Le revenu de Fluvius (sociĂ©tĂ© de distribution d’Ă©lectricitĂ© et de gaz en Flandre) est un montant fixe, dĂ©terminĂ© annuellement par la VREG pour les frais de rĂ©seau qui font partie de la facture totale d’Ă©lectricitĂ©. Les tarifs de rĂ©seau de distribution sont la mĂ©thode utilisĂ©e pour rĂ©partir ce montant entre tous les consommateurs et entreprises de la RĂ©gion flamande.

Pour une famille moyenne, les frais totaux de distribution reprĂ©sentent aujourd’hui environ 53 % (45 % hors TVA) de la facture totale d’Ă©lectricitĂ©. Celle-ci englobe, outre les frais de rĂ©seau, Ă©galement les frais des « obligations de service public » (e.a. les certificats verts, qui ne devraient en principe pas ĂŞtre inclus dans la facture d’Ă©lectricitĂ©).
Toutefois, le nouveau tarif capacitaire ne sera appliquĂ© qu’aux « frais de rĂ©seau » purs (la construction et l’entretien des câbles, des transformateurs et des compteurs dans la distribution et la transmission). Pour une famille moyenne, ils reprĂ©sentent environ 25 % (21 % hors TVA) de la facture d’Ă©lectricitĂ©.

Cela signifie qu’environ ÂĽ de la facture actuelle sera soumise Ă  l’allocation modifiĂ©e des frais de rĂ©seau aux consommateurs (pour toute la RĂ©gion Flamande : 1 milliard €/an pour les familles !).
Un aperçu dĂ©taillĂ© de toutes les composantes de la facture d’Ă©lectricitĂ© en Flandre est joint pour votre information (annexe 1).

Pourquoi le tarif de capacité sera-t-il introduit ?

La réforme des tarifs de réseau de distribution est une conséquence de la « transition énergétique » :

  • d’une part, du système Ă©nergĂ©tique actuel, qui repose encore largement sur les sources d’Ă©nergie fossiles et nuclĂ©aires, Ă  l’Ă©nergie provenant de sources d’Ă©nergie renouvelables et dĂ©centralisĂ©es et locales,
  • d’autre part, la nĂ©cessaire croissance rapide vers plus de vĂ©hicules Ă©lectriques (tous d’ici 2050 ?), plus de pompes Ă  chaleur (au lieu du mazout et du gaz pour le chauffage), et Ă  l’avenir probablement d’autres technologies encore Ă  inventer.

La transition Ă©nergĂ©tique est nĂ©cessaire et urgente pour relever l’énorme dĂ©fi du changement climatique. Par consĂ©quent, les rĂ©seaux de distribution seront utilisĂ©s davantage et diffĂ©remment Ă  l’avenir et seront exposĂ©s Ă  des charges de pointe(simultanĂ©es) plus importantes.

Selon la VREG, la rĂ©forme doit non seulement conduire Ă  une rĂ©partition objective des coĂ»ts, mais aussi encourager les utilisateurs Ă  utiliser l’Ă©nergie plus efficacement. En termes de capacitĂ©, les rĂ©seaux de distribution sont adaptĂ©s Ă  la capacitĂ© de pointe des mĂ©nages et des entreprises afin de pouvoir rĂ©pondre Ă  la demande Ă  tout moment.
Sans rĂ©forme (c’est-Ă -dire sans maintenir la capacitĂ© de pointe au plus bas), de nouveaux investissements très Ă©levĂ©s dans les rĂ©seaux seraient nĂ©cessaires Ă  long terme et les tarifs de rĂ©seau de distribution deviendraient beaucoup plus chers Ă  l’avenir.

Cette analyse gĂ©nĂ©rale fait l’objet d’un large consensus.

TWERES n’est certes pas opposĂ© Ă  cette nĂ©cessaire transition Ă©nergĂ©tique, mais il souhaite Ă  court terme une plus grande transparence quant Ă  l’impact du nouveau tarif sur les frais de rĂ©seau rĂ©els Ă  payer par un mĂ©nage, principalement pour les consommateurs atypiques!

Comment les nouveaux frais de réseau seront-ils calculés en pratique ?

Les tarifs de réseau de distribution seront calculés:

  • 80 % sur la base de la moyenne des 12 dernières pointes de puissance mensuelles (kW), avec un minimum de 2,5 kW/mois (origine, voir ci-dessous). La pointe mensuelle est la puissance quart-horaire la plus Ă©levĂ©e utilisĂ©e au cours d’un mois.
  • 20% sur la base de la consommation (comme c’est le cas actuellement) en kWh

Un compteur numĂ©rique est nĂ©cessaire pour appliquer intĂ©gralement les nouveaux tarifs. Contrairement au compteur numĂ©rique, le compteur traditionnel n’enregistre que votre consommation (kWh) et non les pointes de capacitĂ© (kW). Les mĂ©nages disposant d’un compteur conventionnel ne peuvent donc pas se voir appliquer un tarif de capacitĂ© basĂ© sur la « pointe mensuelle moyenne », comme c’est le cas pour les utilisateurs du rĂ©seau disposant d’un compteur numĂ©rique.

Toutefois, les utilisateurs du rĂ©seau disposant d’un compteur conventionnel paieront Ă©galement une contribution annuelle minimale aux frais de rĂ©seau. Cette contribution est facturĂ©e comme un montant fixe. Le montant de cette contribution correspond Ă  la contribution minimale (2,5 kW) incluse dans le tarif de capacitĂ© pour les mĂ©nages disposant d’un compteur numĂ©rique.

Tous les autres coûts de distribution continueront à être facturés sur la base des kWh consommés.

Il est clair qu’Ă  l’avenir, la manière dont vous consommez l’Ă©lectricitĂ© dĂ©terminera Ă©galement si vous ĂŞtes gagnant ou perdant du nouveau tarif.

Origine de la capacité minimale de 2,5 kW pour les pointes mensuelles

Ce minimum a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© sur base de projets pilotes Fluvius, clĂ´turĂ©s depuis un certain temps, avec 20.000 mĂ©nages Ă©quipĂ©s d’un compteur numĂ©rique (reprĂ©sentatif pour la Flandre), pour lesquels la puissance demandĂ©e a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par quart d’heure.
Selon le VREG, les 2,5 kW constituent un Ă©quilibre entre le coĂ»t pour les petits consommateurs d’une part et la contribution minimale de chacun aux frais du rĂ©seau d’autre part.

Tous ceux qui causent une capacité de pointe supérieure à 3,15 kW paieront-ils « plus » ou seront ils « pénalisés » ?

Un tarif de capacitĂ© linĂ©aire sera introduit. Ainsi, une famille dont la « pointe mensuelle moyenne » est de 6 kW paiera deux fois plus qu’une famille dont la « pointe mensuelle moyenne » est de 3 kW. Une limite infĂ©rieure de 2,5 kW est prĂ©vue. Les familles qui n’ont pas de consommation certains mois ou qui ont une pointe infĂ©rieure Ă  2,5 kW se verront quand mĂŞme facturer un montant Ă©gal Ă  cette limite infĂ©rieure. En consĂ©quence, chacun paiera une contribution annuelle minimale aux frais de rĂ©seau. Cette mesure aura le plus grand impact sur les utilisateurs du rĂ©seau dont la consommation est très limitĂ©e ou occasionnelle, comme les rĂ©sidents secondaires ou les Ă©tudiants koteurs.
Selon les donnĂ©es initiales de l’Ă©chantillon, la capacitĂ© de 3,15 kW correspond Ă  la capacitĂ© de pointe d’une famille moyenne avec les appareils mĂ©nagers habituels.

Que signifie « perdre » dans ce contexte ?

Payer plus signifie donc que, par rapport au ménage moyen en Flandre, vous avez plus de pointes de capacité pour une consommation plus faible et vice versa.
La VREG indique que, selon ses simulations provisoires, plus de 60% des ménages verront leurs tarifs de réseau de distribution baisser ou augmenter de 10% maximum en 2022 par rapport à 2020.
Parmi les « consommateurs » (ménages sans panneaux solaires), pas moins de 12% auront une facture frais de réseau qui fera plus que doubler sur base de la nouvelle tarification !

En termes relatifs, c’est un % Ă©levĂ©, mais pour mieux estimer l’impact, le graphique ci-dessous montre la diffĂ©rence en euros. La colonne de gauche montre ce que les familles paient sous l’ancien tarif.

En bref, ce graphique montre que pour les consommateurs qui paient aujourd’hui moins de 150 euros par an en frais de rĂ©seau, en 2022, les frais de rĂ©seau auront plus que doublĂ©.

Augmentation maximale

En principe, la VREG a prĂ©vu pour les diffĂ©rents groupes de clients un tarif maximal en euros par kWh pour l’utilisation du rĂ©seau jusqu’en 2024. L’objectif est d’Ă©viter de fortes hausses de la facture du rĂ©seau pour les diffĂ©rents utilisateurs. La facture totale pour les frais de rĂ©seau aura une limite supĂ©rieure de 30 % au-dessus du 95ième percentile des tarifs actuels pour un Ă©chantillon de mĂ©nages.
Cela correspondrait approximativement à une augmentation maximale de 100 % (doublement) des coûts de réseau actuellement payés.
Ce plafonnement de l’augmentation des frais de rĂ©seau ne s’appliquera qu’aux mĂ©nages qui disposent dĂ©jĂ  d’un compteur numĂ©rique au dĂ©but de 2022.
Pour information : début mars 2021, 640 000 compteurs numériques ont déjà été installés en Flandre, soit 10 % du nombre total. Fin 2024, ce nombre devrait être de 80 %, et fin 2028, de 100 %.

Pour les clients disposant d’un compteur classique, il y aura Ă  partir de 2022 un montant fixe correspondant Ă  la contribution minimale de 2,5 kW incluse dans le tarif de capacitĂ©. Il n’est pas vrai que les mĂ©nages Ă©quipĂ©s d’un compteur conventionnel paieront toujours plus que ceux Ă©quipĂ©s d’un compteur numĂ©rique. Cela dĂ©pend de leur situation individuelle.

Aujourd’hui, les consommateurs ne peuvent pas estimer l’impact sur leur facture d’Ă©lectricitĂ© !

De nombreux rĂ©sidents secondaires qui sĂ©journent presque uniquement dans leur rĂ©sidence secondaire pendant les vacances (consommation annuelle relativement faible et selon le tarif actuel frais de rĂ©seau peu Ă©levĂ©s) devraient donc payer beaucoup plus pour les frais de rĂ©seau Ă  partir de 2022. Le coĂ»t supplĂ©mentaire en soi n’est peut-ĂŞtre pas Ă©norme pour cette catĂ©gorie, exprimĂ© en euros, mais tout de mĂŞme, 150 ou 200 €/an, ce n’est pas nĂ©gligeable pour de nombreuses familles.
Il existe Ă©videmment de nombreux Ă©lĂ©ments qui composent des profils très diversifiĂ©s de rĂ©sidences secondaires: beaucoup ou peu de prĂ©sence, prĂ©sence rĂ©gulière ou seulement pendant les mois de vacances, chauffage Ă©lectrique direct ou Ă  accumulation, tarif de jour ou de jour/nuit et de nuit exclusif, beaucoup ou peu de cuisson Ă©lectrique, lavage et sĂ©chage ou non, beaucoup ou peu d’appareils Ă©lectriques, etc. Pour certains de ces profils de consommateurs, le coĂ»t supplĂ©mentaire en euros peut ĂŞtre beaucoup plus important.

TWERES a examinĂ© en profondeur la question du tarif de capacitĂ© afin de pouvoir informer ses membres le plus prĂ©cisĂ©ment possible de l’impact du nouveau tarif sur les frais de rĂ©seau.
Le principal problème, cependant, est que la mĂ©thode de calcul utilisĂ©e pour les nouveaux tarifs de rĂ©seau de distribution rend pratiquement impossible une simulation correcte (manuelle) de la puissance demandĂ©e, et plus particulièrement des pointes mensuelles par quart-horaire sur une annĂ©e entière (qui peuvent ĂŞtre très diffĂ©rents – par exemple le chauffage Ă©lectrique pendant les mois d’hiver).

Pour information : début mars 2021, 640 000 compteurs numériques ont déjà été installés en Flandre, soit 10 % du nombre total. Fin 2024, ce nombre devrait être de 80 %, et fin 2028, de 100 %.

TWERES exige maintenant un maximum de transparence de la part de la VREG concernant l’impact des nouveaux tarifs du rĂ©seau sur les rĂ©sidences secondaires en Flandre !

Après l’Ă©tĂ© de l’annĂ©e dernière, la VREG a dĂ©jĂ  indiquĂ©e que la prochaine Ă©tape serait un processus de communication en fĂ©vrier 2021 sur les nouveaux tarifs de rĂ©seau qui entreront en vigueur le 1er janvier 2022. L’intention Ă©tait de pouvoir presenter de nombreuses simulations plus spĂ©cifiques, par exemple pour diffĂ©rents profils de rĂ©sidences secondaires, et de lancer un outil de simulation qui permettrait Ă  chacun de calculer de façon approximative sa propre situation.

TWERES est très déçu par l’annonce faite par le PDG de la VREG lors de l’audition du 10 mars 2021 au Parlement flamand, selon laquelle les informations que la VREG a distillĂ©es Ă  partir des donnĂ©es de mesure numĂ©riques anonymisĂ©es de milliers de mĂ©nages avant l’Ă©tĂ© 2020 et l’outil de simulation, ne seraient prĂ©sentĂ©es que « mi-2021 ».

Dans une lettre adressĂ©e au prĂ©sident de la VREG, TWERES demande instamment de communiquer au public toutes les informations dont elle dispose et qui sont pertinentes pour estimer l’impact des nouveaux tarifs. Cela s’applique certainement aux rĂ©sultats des projets pilotes de compteurs numĂ©riques de Fluvius auprès de 20.000 mĂ©nages, qui sont achevĂ©s depuis plus d’un an. Les donnĂ©es rĂ©coltĂ©es des compteurs digitaux portent notamment sur des chalets dans des parcs de vacances et des appartements sur la digue.
L’outil de simulation qui a Ă©tĂ© promis devrait Ă©galement ĂŞtre mis en ligne de toute urgence.

Les familles qui ne disposent pas encore d’un compteur numĂ©rique, et plus particulièrement les profils de consommateurs atypiques tels que les rĂ©sidences secondaires, sont totalement dĂ©pendants des informations de la VREG pour pouvoir faire une estimation de leur nouvelle situation.

TWERES veut dĂ©fendre quelque 125.000 familles ayant une rĂ©sidence secondaire en Flandre. Il est inacceptable – pour un nouveau système de tarification ayant un impact sur environ ÂĽ de la facture d’Ă©lectricitĂ© – que les mĂ©nages ne pourraient avoir accès Ă  des informations pertinentes que quelques mois avant sa mise en Ĺ“uvre. Cela s’applique en particulier aux rĂ©sidences secondaires, qui sont Ă©galement classĂ©es par le VREG mĂŞme parmi les grands « perdants » potentiels de cette Ă©volution.

Y aura-t-il un retard dans l’introduction de la redevance de capacitĂ© ?

Fin 2020, Fluvius a demandĂ© Ă  la VREG un report de 6 mois pour l’introduction du nouveau tarif du rĂ©seau de distribution. Le conseil d’administration de la VREG a l’intention d’accepter cette demande et vient de lancer une consultation rapide des parties prenantes.

Un Ă©ventuel report temporaire de l’introduction du tarif de capacitĂ© n’est certainement pas un argument pour ne pas prendre maintenant les actions d’information demandĂ©es par TWERES. Il est grand temps de clarifier les futurs coĂ»ts individuels de rĂ©seau des mĂ©nages, en particulier les atypiques telles que les rĂ©sidences secondaires.


Annexe 1

(source: VREG.be)

Qui reçoit mon argent ? Répartition de la facture énergétique entre les différents composants

La composition de la facture Ă©nergĂ©tique d’unefamille (Ă©lectricitĂ©), sur la base d’une consommation de 3 500 kWh (jour : 1 600 kWh, nuit : 1 900 kWh), Dc

VOTRE FACTURE ÉNERGÉTIQUE SE COMPOSE DE (CHIFFRES DE DÉCEMBRE 2020) :%MONTANT
CoĂ»t de l’Ă©nergie excluant le coĂ»t Energie Verte et CogĂ©nĂ©ration28,13%250,78 euro
Coût Electricité Verte8,12%72,38 euro
Coûts de la Cogénération1,20%10,69 euro
Distribution – Gestion du rĂ©seau17,97%160,19 euro
Distribution – OSP (Obligations de service public) et surtaxes17,40%155,15 euro
Transmission – Gestion du rĂ©seau3,71%33,04 euro
Transmission – SupplĂ©ments3,70%33,03 euro
Charges – Contribution fĂ©dĂ©rale1,25%11,13 euro
Charges – contribution Ă©nergĂ©tique0,91%8,16 euro
Charges – Contribution au Fonds d’énergie0,58%5,16 euro
TVA(17,04%)151,92 euro

 

Annexe 2

(source: VREG.be)

La Flandre est-elle le seul endroit à introduire un tarif de capacité ?

Ă€ la lumière de la transition Ă©nergĂ©tique et de son impact potentiel sur les frais de rĂ©seau, de plus en plus de pays et de rĂ©gions envisagent l’introduction d’un tarif de capacitĂ© ou une augmentation de la part de capacitĂ© dans les tarifs de distribution.

Certains pays disposent dĂ©jĂ  aujourd’hui de tarifs de rĂ©seau largement basĂ©s sur la capacitĂ©, par exemple les Pays-Bas, l’Espagne et l’Italie.

Annexe 3

(source: VREG.be)

Quelques questions et réponses intéressantes pour vous aider à situer correctement le nouveau système tarifaire

Pouvez-vous limiter vous-mĂŞme les pics de capacitĂ© en rĂ©partissant dans le temps l’utilisation de certains appareils ?

Dans la plupart des cas, la mise en marche simultanĂ©e de plusieurs appareils mĂ©nagers n’a qu’un impact limitĂ© sur le tarif de capacitĂ© Ă  payer. La pointe mensuelle correspond Ă  la puissance quart-horaire la plus Ă©levĂ©e que vous avez utilisĂ©e au cours d’un mois, et non Ă  la puissance instantanĂ©e la plus Ă©levĂ©e. La capacitĂ© indiquĂ©e sur un appareil Ă©lectrique ne donne donc pas une image complète de l’impact de cet appareil sur le tarif de capacitĂ© Ă  payer. La durĂ©e pendant laquelle cette puissance est demandĂ©e et le dĂ©roulement du cycle de l’appareil tel qu’une machine Ă  laver jouent Ă©galement un rĂ´le important.

Par exemple :

  • L’utilisation d’une bouilloire d’une capacitĂ© de 2 kW n’augmente pas la puissance trimestrielle mesurĂ©e de 2 kW. En raison de la courte durĂ©e de fonctionnement de l’appareil (l’eau est portĂ©e Ă  tempĂ©rature bouillante en quelques minutes), l’impact sur la pointe quart-horaire est plutĂ´t de 0,25 Ă  0,3 kW.
  • L’utilisation d’un four d’une capacitĂ© de 4 kW n’augmente pas de 4 kW la puissance quart-horaire mesurĂ©e. En raison du fonctionnement modulant (allumage/extinction) d’un four une fois la tempĂ©rature dĂ©sirĂ©e atteinte, l’impact sur la pointe trimestrielle sera plutĂ´t de 1 Ă  2 kW.

Dans tous les cas, il ne sert Ă  rien de disperser l’utilisation de tous vos appareils et de perdre ainsi beaucoup de confort. Lorsque le tarif de capacitĂ© est appliquĂ©, une valeur minimale de 2,5 kW est prise en compte pour chaque pointe mensuelle.


Que faire si vous avez encore un compteur analogique au 1er janvier 2022 ?

(source: VREG.be)

Contrairement au compteur numĂ©rique, le compteur traditionnel n’enregistre que votre consommation (kWh) et non les pointes de capacitĂ© (kW). Nous ne pouvons donc pas facturer aux mĂ©nages Ă©quipĂ©s d’un compteur classique un tarif de capacitĂ© basĂ© sur la « pointe mensuelle moyenne », comme ce sera le cas pour les utilisateurs du rĂ©seau Ă©quipĂ©s d’un compteur numĂ©rique.

Toutefois, les utilisateurs du rĂ©seau disposant d’un compteur conventionnel paieront Ă©galement une contribution annuelle minimale aux frais de rĂ©seau. Cette contribution est facturĂ©e comme un montant fixe. Le montant de cette contribution correspond Ă  la contribution minimale de 2,5 kW qui est incluse dans le tarif de capacitĂ© pour les mĂ©nages disposant d’un compteur numĂ©rique.

Tous les autres coûts de distribution continueront à être facturés sur la base des kWh que vous consommez.


Qu’adviendra-t-il du « taux jour/nuit » Ă  partir de 2022 ?

Le tarif jour/nuit disparaĂ®tra Ă  partir de 2022, tant avec le comptage numĂ©rique qu’avec le compteur analogique. Ceci ne touche que le calcul des frais du rĂ©seau. Les fournisseurs pourront continuer Ă  offrir un tarif jour-nuit.


Qu’en est-il du « tarif nuit exclusif » ?

(source: VREG.be)

Aujourd’hui, environ 150 000 mĂ©nages bĂ©nĂ©ficient du tarif nuit exclusif, historiquement avantageux. La tarification basĂ©e sur la capacitĂ© plutĂ´t que sur le kWh n’est souvent pas dĂ©savantageuse pour les clients disposant d’un chauffage Ă©lectrique, car ils ont une consommation relativement Ă©levĂ©e et une bonne utilisation. La suppression progressive du tarif nuit exclusif très avantageux signifie en effet que, Ă  comportement inchangĂ©, un nombre relativement plus Ă©levĂ© de mĂ©nages de ce groupe paieront Ă  l’avenir beaucoup plus (> 100 €) (frais de rĂ©seau) qu’aujourd’hui.
Le tarif actuel nuit exclusif est supprimĂ© progressivement sur une pĂ©riode de 8 ans (2021 – 2028) et s’applique aux mĂ©nages disposant d’un compteur numĂ©rique et d’un compteur classique.

Aucun ministre ne s’estime qualifié pour accepter la pétition de TWERES

Il y a deux semaines, l’association des propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires « TWERES » a lancĂ© une pĂ©tition intitulĂ©e « voyage nĂ©cessaire vers une habitation Ă  l’Ă©tranger = voyage essentiel ». L’association est constamment contactĂ©e par des propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires Ă  l’Ă©tranger auxquels les voisins ou la police ont envoyĂ© des messages rapportant des dĂ©gâts causĂ©s par des tempĂŞtes, des cambriolages ou mĂŞme la prise de possession de leur maison par des squatters. Les propriĂ©taires ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas autorisĂ©s Ă  se rendre sur place pour Ă©valuer les dommages causĂ©s Ă  leur propriĂ©tĂ© et prĂ©venir d’autres dommages. Personne ne peut leur expliquer ce que cette interdiction de conduire de leur première rĂ©sidence Ă  leur seconde rĂ©sidence Ă  l’Ă©tranger a Ă  voir avec la lutte contre le coronavirus. En l’absence d’une telle justification, ils interprètent la fermeture des frontières comme une mesure purement rĂ©pressive. Ils s’interrogent Ă©galement sur la logique de la liste actuelle des « voyages essentiels », qui inclut, par exemple, le dĂ©mĂ©nagement, la garde d’animaux ou la rĂ©paration d’un vĂ©hicule. Selon TWERES, l’absence totale d’explication et de justification de cette mesure ne contribue certainement pas au soutien indispensable au respect de toutes les autres mesures corona.

Les signataires de la pĂ©tition, qui a finalement recueilli 4768 signatures valides, demandent que les dĂ©placements nĂ©cessaires des propriĂ©taires vers leur domicile Ă  l’Ă©tranger pour effectuer des travaux d’entretien ou de rĂ©paration urgents soient ajoutĂ©s Ă  la liste des « voyages essentiels » figurant dans la deuxième annexe de l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel du 21 mars 2021 sur les mesures Covid-19.

Ă€ l’origine, les initiateurs avaient l’intention de remettre le rĂ©sultat de la pĂ©tition au cabinet du premier ministre De Croo vendredi dernier, le 19 mars. Le mercredi 17 mars, le cabinet a toutefois informĂ© l’association qu’elle devait remettre la pĂ©tition au bureau du ministre compĂ©tent, Ă  savoir la ministre de l’IntĂ©rieur, Annelies Verlinden. Cependant, la ministre Verlinden Ă©tait d’avis que les reprĂ©sentants de TWERES devaient remettre la pĂ©tition au Premier ministre De Croo, Ă©tant donnĂ© que le Premier ministre est le prĂ©sident du ComitĂ© consultatif qui doit se prononcer sur cette question. Il a Ă©galement Ă©tĂ© ajoutĂ© qu’en ces matières, l’avis des experts du GEMS (« Group of experts for -management strategy of ¬Covid-19 ») est en principe suivi.

TWERES a de nouveau contactĂ© le cabinet du Premier ministre De Croo, mais a maintenant Ă©galement adressĂ© la demande de remise de la pĂ©tition au cabinet du ministre de la SantĂ© publique, Frank Vandenbroucke. Cependant, aucun de ces deux cabinets n’a rĂ©pondu, mĂŞme après des demandes rĂ©pĂ©tĂ©es.

Comme les ministres compĂ©tents se rĂ©fèrent Ă  l’avis des experts du GEMS, TWERES a Ă©galement soumis la question d’une correction de la liste des « voyages essentiels » Ă  tous les membres de ce comitĂ© de concertation. Une rĂ©ponse a Ă©tĂ© reçue de deux experts. Un expert a Ă©crit qu’il comprend le point de vue et qu’il transmettra la question au commissariat corona. Un autre expert rĂ©pond qu’il trouve injuste que les politiciens se cachent derrière les experts, mais promet en mĂŞme temps de soumettre a question au GEMS.

Comme aucun ministre ne s’estime qualifié pour recevoir sa pétition, TWERES va maintenant envoyer la liste des signatures à tous les membres du comité de concertation. En même temps, on espère toujours que les ministres responsables apporteront dans les prochains jours la correction demandée à la liste des « voyages essentiels ».